12. Service divin, bénédiction et pastorale

Le service divin est à la fois action de Dieu à l’égard de l’homme et action de l’homme envers Dieu.
Des hommes et des femmes se rassemblent à l’occasion du service divin pour adorer Dieu ensemble, le louer et le remercier ; ils se rassemblent aussi pour écouter la parole de Dieu et recevoir les sacrements.
Le service divin est ainsi rencontre de Dieu et de l’homme. Au cours du service divin, l’assemblée perçoit la présence de la Trinité divine et vérifie que Dieu la sert avec amour.

Aux temps vétérotestamentaires, le culte résidait essentiellement dans le culte sacrificiel, lors duquel les sacrificateurs présentaient les offrandes et sacrifices à Dieu. Ils avaient de surcroît pour tâche de communiquer au peuple la bénédiction de Dieu (cf. Nombres 6 : 22-27).
Il nous est rapporté qu’à l’époque du roi David des chantres et des musiciens participaient au culte et célébraient Dieu de leurs psaumes (cf. I Chroniques 25 : 6).
Au temps de la captivité babylonienne (597 av. J.-C. – 539 av. J.-C.), les Juifs pieux se rassemblaient dans des maisons bâties à cette fin (les synagogues) pour y prier ensemble, lire les écrits sacrés et les interpréter. Cette démarche est l’une des origines de la forme chrétienne ultérieure du service religieux.

Nous n’avons pas de documents nous permettant de savoir comment l’office religieux se déroulait précisément dans les premières communautés chrétiennes. On y proclamait l’Évangile, les fidèles y professaient leur foi dans l’assemblée, ils y priaient en commun, chantaient et célébraient la sainte cène.

Pendant des siècles, l’office chrétien a revêtu un caractère liturgique : il était composé, pour l’essentiel, de rituels, c’est-à-dire de paroles et de chants bien déterminés.
Dans beaucoup de communautés ecclésiales, cet état de choses a changé après la Réforme : dès lors, c’est la prédication qui était au centre de l’office. C’est cette tradition qu’a reprise l’Église néo-apostolique en recourant à la prédication libre.

Prédication, proclamation de la parole : Se reporter aux questions 623. sqq. Réforme : Se reporter aux questions 595. sqq.

Oui, le service divin commence par l’invocation suivante : « Au nom de Dieu, le Père, le Fils et le Saint-Esprit. » Cette invocation est appelée « formule trinitaire introductive ». Elle permet au participant de prendre conscience du fait que Dieu est présent au service divin, conformément à la promesse du Fils de Dieu (cf. Matthieu 18 : 20).

Au sujet des premiers chrétiens qui se rassemblaient à Jérusalem, il est dit : « Ils persévéraient dans l’enseignement des apôtres, dans la communion fraternelle, dans la fraction du pain, et dans les prières » (Actes 2 : 42). Par conséquent, les éléments fondamentaux du service divin sont les suivants : l’enseignement des apôtres, la communion fraternelle, la fraction du pain et les prières.

L’expression : « l’enseignement des apôtres » exprime le fait que les apôtres prêchent la doctrine de Jésus-Christ, c’est-à-dire l’Évangile de la mort, de la résurrection et du retour du Fils de Dieu. Cet enseignement est aussi prêché au cours des services divins par les ministres mandatés par les apôtres.

La « fraction du pain » est la célébration de la sainte cène. C’est l’événement central du service divin ; il est fêté en reconnaissance du sacrifice consenti par Jésus.

Sainte cène : Se reporter aux questions 494. sqq.

Cette « communion » au cours du service divin consiste en le vécu de l’accomplissement de ces paroles de Jésus-Christ : « Car là où deux ou trois sont assemblés en mon nom, je suis au milieu d’eux » (Matthieu 18 : 20).
Par ailleurs, cette « communion fraternelle » implique que les fidèles « communient » dans l’adoration, la louange et l’action de grâces. De cette manière, ils sont aussi en communion les uns avec les autres.

La prière est un élément indispensable du service divin.
Au cours du service divin, l’assemblée communie dans les prières de l’officiant où s’expriment l’adoration de Dieu, l’action de grâces, les intercessions et les demandes.
Avant l’annonce du pardon des péchés, l’assemblée récite le « Notre Père ». Lors de la célébration de la sainte cène, le fidèle, après avoir reçu l’hostie consacrée, remercie Dieu dans une prière silencieuse.

Au cours des services divins est annoncée la parole de Dieu : des ministres de l’Église expriment des pensées suscitées en eux par le Saint-Esprit. C’est cela que nous appelons la « proclamation de la parole » ou la « prédication ».
La prédication du service divin néo-apostolique ne consiste pas en un texte préparé à l’avance ; elle se fonde sur une parole biblique que le ministre développe sous la forme d’un discours libre.

La prédication étant inspirée par Dieu, ses auditeurs font l’expérience que la parole prêchée est « vivante » :

  • elle donne des réponses à des questions concernant la vie et la foi ;
  • elle fortifie la foi ;
  • elle procure de la consolation ;
  • elle est source d’assurance ;
  • elle donne des aides à la décision et comprend également des mises en garde.

La parole prêchée à l’autel donne des repères au fidèle, pour lui permettre de mettre la volonté de Dieu en pratique. La prédication est une nourriture de l’âme. Jésus disait : « L’homme ne vivra pas de pain seulement, mais de toute parole qui sort de la bouche de Dieu » (Matthieu 4 : 4).

Les apôtres et les ministres mandatés par eux à cette fin sont habilités à proclamer la parole de Dieu au cours du service divin.

La teneur essentielle de la prédication, c’est l’Évangile de Jésus-Christ, c’est-àdire la Bonne Nouvelle selon laquelle Jésus a consenti le sacrifice de sa vie, est ressuscité et reviendra.
Le Saint-Esprit s’exprime à travers le ministre. Ainsi la foi est-elle suscitée et affermie. La proclamation de la parole vise toujours à préparer l’assemblée en vue de l’avènement de Jésus-Christ (cf. II Corinthiens 11 : 2).

Tout homme qui proclame la parole de Dieu n’en est pas moins pécheur : il a des défauts et commet des fautes. Cependant, le ministère dont il est investi lui a été donné par Dieu ; il est donc saint. Si, par conséquent, l’homme imparfait proclame la parole de Dieu, des erreurs n’en sont pas exclues, mais Dieu n’en dépose pas moins sa force dans les paroles prononcées par l’homme.
L’auditeur de la parole est pécheur ; lui aussi il a des défauts et commet des fautes. Il n’est donc pas exclu qu’il comprenne mal la parole prêchée. Cependant, s’il la reçoit dans un coeur croyant, il pourra aussi emplir son âme des forces divines contenues dans la prédication, en dépit de ses imperfections humaines et de ses défauts.

Avant d’écouter la prédication, les auditeurs prieront le Seigneur de leur communiquer force et paix sous l’action de la parole. Ils s’efforceront de recevoir la parole dans un coeur croyant et ont pour tâche de la mettre en pratique au quotidien, en pensées, en paroles et en actes. Ils sont donc appelés à mener leur vie dans l’imitation de Jésus-Christ.

Au moyen de paroles appropriées, l’officiant prépare les auditeurs au pardon des péchés et à la célébration de la sainte cène. La préparation directe est favorisée par un cantique de repentance chanté par l’assemblée. Celle-ci y exprime la prise de conscience de son état de péché et de sa dépendance du salut de Dieu.

La prière enseignée par Jésus est le « Notre Père ». C’est la seule prière que les fidèles récitent ensemble, en des termes bien définis, au cours du service divin.
Elle est parvenue jusqu’à nous dans une version comportant cinq demandes (cf. Luc 11 : 2-4) et dans une version plus complète, qui en comporte sept cf. (Matthieu 6 : 9-13).

Au cours du service divin, nous prions le Notre Père selon les termes (à deux détails près) de l’Évangile selon Matthieu :
« Notre Père qui es aux cieux !
Que ton nom soit sanctifié ;
que ton règne vienne ;
que ta volonté soit faite sur la terre comme au ciel.
Donne-nous aujourd’hui notre pain quotidien ;
Pardonne-nous nos offenses, comme […] nous pardonnons à ceux qui nous ont offensés ;
Ne nous induis pas en tentation, mais délivre-nous du [mal].
Car c’est à toi qu’appartiennent, dans tous les siècles, le règne, la puissance
et la gloire.
Amen. »

L’adresse : « Notre Père » montre qu’il s’agit d’une prière commune. Si des hommes s’adressent à Dieu en l’appelant : « Notre Père », ils expriment ainsi qu’il les a créés, qu’il est leur Seigneur et qu’il prend soin d’eux. Ils ont la grâce de dire « Père » à Dieu, sans crainte, avec amour et en toute confiance.

Enfant de Dieu : Se reporter à l’explication donnée à la question 530.

Les mots : « aux cieux » soulignent le fait que Dieu est supérieur à tout ce qui est terrestre. Cependant, il n’en est pas moins près des hommes dans son omniprésence.

C’est la première demande exprimée dans le « Notre Père ». Dieu est saint. Les croyants sanctifient son nom en lui rendant toute gloire et en s’efforçant de vivre conformément à sa volonté. Cette demande renvoie en outre au deuxième commandement.

C’est en Jésus-Christ que le royaume (ou règne) de Dieu est venu auprès des hommes. Prier : « Que ton règne vienne », c’est demander que la nature de Christ soit de mieux en mieux perceptible dans l’assemblée. C’est demander en outre que le royaume de Dieu à venir soit manifesté : il débutera par le retour de Christ en vue de l’enlèvement de son Église-Épouse.

Au ciel, là où trône Dieu, sa volonté s’applique sans aucun frein. La demande va dans ce sens que, sur la terre aussi, tout s’accomplisse conformément à la volonté de Dieu. Par ces mêmes paroles, les fidèles demandent aussi à Dieu de les aider à réussir à faire sa volonté.

Il s’agit d’implorer de Dieu tout ce dont l’homme a besoin pour vivre. Cette demande inclut aussi le fait que Dieu veuille conserver sa Création. Au sens figuré, il s’agit de la demande adressée à Dieu d’accorder sa parole en guise de « nourriture » pour l’âme immortelle.

À cause de leurs péchés, tous les hommes se rendent coupables. Par ces paroles, les croyants se confessent pécheurs devant Dieu et implorent son pardon. Comme Dieu est miséricordieux et qu’il pardonne, il attend aussi de nous que nous pardonnions à ceux qui nous ont causé du tort. Aussi le pardon ne nous estil accordé qu’à la condition que nous soyons nous-mêmes conciliants et disposés au pardon.

« Alors Pierre s’approcha de lui, et dit : Seigneur, combien de fois pardonnerai-je à mon frère, lorsqu’il péchera contre moi ? Sera-ce jusqu’à sept fois ? Jésus lui dit : Je ne te dis pas jusqu’à sept fois, mais jusqu’à soixante-dix fois sept fois »
Matthieu 18 : 21-22

Les fidèles implorent Dieu de les aider à résister de toutes leurs forces au péché. Ils lui demandent aussi de les préserver de dures mises à l’épreuve de leur foi.

C’est la demande que Dieu nous délivre de l’emprise du malin. Il s’agit, en fin de compte, que Dieu accorde la rédemption complète, en nous délivrant du mal pour toujours. Dans le Fils de Dieu, « nous avons la rédemption, le pardon des péchés » (Colossiens 1 : 14).

Le mal/le malin : Se reporter aux questions 217. sqq.

Ces paroles sont une louange de Dieu, une « doxologie ». Le Tout-Puissant est ainsi glorifié ; l’honneur qui lui est dû lui est rendu. Le regard se dirige vers l’achèvement de son plan de salut, quand ceux qui auront été libérés auront la grâce de vivre éternellement auprès de Dieu, dans sa gloire.

Plan de salut : Se reporter aux questions 243. sqq.

Ce mot vient de l’hébreu et signifie : « Ainsi soit-il ». Il clôt le « Notre Père » et confirme toute parole adressée à Dieu dans cette prière.

L’annonce du pardon des péchés a lieu immédiatement après la prière commune du « Notre Père ».

Les apôtres annoncent le pardon des péchés en se référant directement à Jésus-Christ : « Je vous annonce la bonne nouvelle : Au nom de notre Seigneur Jésus-Christ, le Fils du Dieu vivant, vos péchés vous sont pardonnés… »
Les ministres sacerdotaux annoncent le pardon des péchés en se référant à l’apostolat : « Selon la mission que j’ai reçue de l’apôtre, mon mandant, je vous annonce la bonne nouvelle : Au nom de notre Seigneur Jésus-Christ, le Fils du Dieu vivant, vos péchés vous sont pardonnés. La paix du Ressuscité soit avec vous ! Amen. »

Ministres sacerdotaux : Se reporter aux questions 415., 508., 661.

Non, le pardon des péchés (l’absolution) n’est pas un sacrement. Il est cependant une condition préalable à la digne réception des sacrements.

Les péchés peuvent être pardonnés, parce que Dieu, qui est un Dieu d’amour, a envoyé son Fils auprès des hommes sur cette terre. En mourant à la croix, celui-ci a consenti le sacrifice éternellement valable en vue du pardon des péchés. En donnant librement sa vie, Jésus-Christ a brisé le pouvoir de Satan et remporté la victoire sur lui et sur ses oeuvres que sont le péché et la mort. Depuis lors, la possibilité est donnée, pour les hommes, d’être affranchis de leurs péchés (cf. Matthieu 26 : 28).

Jésus a sacrifié sa vie pour nous, afin que nos péchés puissent être pardonnés et que nous n’ayons pas à rester assujettis à la domination du péché.

« Voici l’Agneau de Dieu, qui ôte le péché du monde »
Jean 1 : 29
« … nous avons été réconciliés avec Dieu par la mort de son Fils… »
Romains 5 : 10a

C’est le Dieu-Trinité qui pardonne les péchés. De lui-même, l’homme n’est pas en mesure de pardonner les péchés ni de s’en affranchir. « Heureux l’homme à qui le Seigneur n’impute pas son péché ! » (Romains 4 : 8).

Oui, le pardon des péchés doit être annoncé. Les apôtres annoncent le pardon des péchés par mission de Jésus, selon ses paroles : « Ceux à qui vous pardonnerez les péchés, ils leur seront pardonnés » (Jean 20 : 23). Ils rendent ainsi le sacrifice de Jésus accessible aux croyants. Les ministres sacerdotaux sont habilités par les apôtres à agir de même.

Pour obtenir le pardon des péchés, il faut

  • croire en Jésus-Christ comme étant le Rédempteur (cf. Jean 8 : 24) ;
  • croire, de surcroît, que le pardon des péchés est annoncé par les apôtres ;
  • prendre conscience de son état de péché et de sa culpabilité ainsi que, par conséquent, de sa dépendance de la grâce ;
  • souhaiter ardemment être réconcilié avec Dieu ;
  • regretter ses péchés et les confesser devant Dieu, dans le « Notre Père » : « Pardonne-nous nos offenses… » ;
  • avoir la ferme résolution de surmonter ses faiblesses et ses défauts ;
  • vouloir se réconcilier avec celui qui vous a causé du tort et s’est ainsi rendu coupable envers vous.

« C’est pourquoi je vous ai dit que vous mourrez dans vos péchés ; car si vous ne croyez pas ce que je suis, vous mourrez dans vos péchés »
Jean 8 : 24

La connaissance du fait d’avoir péché doit s’accompagner de la prise de conscience de ses propres faiblesses et défauts. Cela suppose un examen de soi préalable.
Cette connaissance conduit au repentir et au regret.

La repentance réside dans la prise de conscience de s’être mal comporté, dans le regret dont on fait preuve et dans la résolution sincère de surmonter ses défauts et ses faiblesses.
Le regret est le sentiment de peine que l’on éprouve au sujet d’une injustice qu’on a commise, que ce soit sous la forme d’un acte ou d’une omission. Le regret sincère s’exprime aussi par la volonté de se réconcilier avec son prochain et de réparer au mieux le préjudice qu’on lui a fait subir.

Le pardon des péchés purifie du péché et abolit la culpabilité envers Dieu qui en résulte.
Aux croyants dont les péchés ont été pardonnés est promise la paix de Jésus-Christ, par les paroles : « La paix du Ressuscité soit avec vous ! » Si cette paix est reçue dans un coeur croyant, la peur des conséquences du péché disparaît.
Indépendamment du pardon des péchés, l’homme doit assumer les conséquences et les responsabilités liées à son comportement pécheur, qu’elles soient de nature matérielle ou pénale.

Oui, le blasphème contre le Saint-Esprit est un péché impardonnable. À ce sujet, le Fils de Dieu a dit : « Mais quiconque blasphémera contre le Saint-Esprit n’obtiendra jamais de pardon : il est coupable d’un péché éternel » (Marc 3 : 29).

Blasphémer contre le Saint-Esprit, c’est lui prêter délibérément, par hostilité ou bassesse, des intentions diaboliques ou séductrices.

Les sacrements du saint baptême d’eau et de la sainte cène sont dispensés par les apôtres ou des ministres sacerdotaux mandatés par eux. Le sacrement du saint-scellé est dispensé par les apôtres seulement.

Le saint baptême d’eau et le saint-scellé ne sont dispensés qu’une seule fois à l’homme. La sainte cène lui est dispensée de manière répétée.

En règle générale, la sainte cène est fêtée lors de chaque service divin.
À certaines occasions (par exemple un mariage, un décès) sont célébrés des « services divins sans actes sacramentels », c’est-à-dire sans célébration de la sainte cène (service nuptial, cérémonie funèbre).

Oui, même les enfants peuvent recevoir les sacrements. Autant que possible, les enfants participent à la célébration de la sainte cène avec l’assemblée.
Conformément à ces paroles de Jésus : « Laissez venir à moi les petits enfants, et ne les en empêchez pas » (Marc 10 : 14), les enfants reçoivent les sacrements du saint baptême d’eau, du saint-scellé et de la sainte cène.

Baptême d’enfants : Se reporter à la question 489.

Oui, au cours du service divin dominical et lors des fêtes religieuses, après avoir fêté la sainte cène avec l’assemblée, l’apôtre-patriarche, les apôtres de district ou des apôtres mandatés par eux dispensent aussi ce sacrement aux défunts. Deux ministres prennent alors le corps et le sang de Christ en lieu et place de ces derniers.
Trois fois l’an, le premier dimanche des mois de mars, juillet et novembre, ont lieu des services divins au cours desquels l’apôtre-patriarche, les apôtres de district ou des apôtres mandatés par eux dispensent les trois sacrements aux défunts. Ces actes aussi sont accomplis à l’égard de deux ministres qui représentent les défunts.

Le secours aux défunts : Se reporter à la question 545.

Le fait que les sacrements soient dispensés à des vivants en lieu et place des défunts se déduit du passage en I Corinthiens 15 : 29 : « Autrement, que feraient ceux qui se font baptiser pour les morts ? Si les morts ne ressuscitent absolument pas, pourquoi se font-ils baptiser pour eux ? »

Dieu accompagne l’homme de sa bénédiction au cours des diverses situations de l’existence. Par « bénédictions », nous entendons tous ces actes qui, dans l’Église, sont dispensés en des occasions particulières. Ces bénédictions ne sont pas des sacrements.

Sacrements: Se reporter aux questions 472. sqq.

Lors de la dispensation d’une bénédiction, Dieu se tourne vers l’homme qui implore sincèrement sa bénédiction. Par l’intermédiaire d’apôtres ou de ministres sacerdotaux, Dieu le bénit en lui offrant son secours, sa grâce et sa miséricorde.
Au sens large, la consécration (dédicace) d’une église ou du lieu de célébration d’une communauté est aussi à considérer comme étant une bénédiction.

Au cours du service divin sont dispensées les bénédictions suivantes : celles de la confirmation, de l’admission au sein de l’Église néo-apostolique, des fiançailles, du mariage ou des anniversaires de mariage. Les ordinations et autres actes concernant le ministère spirituel sont également effectués au cours du service divin.

La confirmation (du latin : « confirmatio », attestation, confirmation) est cette bénédiction lors de laquelle de jeunes chrétiens prennent à leur compte la responsabilité que les personnes légalement en charge de leur éducation avaient acceptée à leur place lors de leur saint baptême d’eau et de leur saint-scellé.
Les confirmands s’engagent à rester fidèles à Dieu et déclarent publiquement, devant l’assemblée, leur adhésion à la foi néo-apostolique.
À partir de leur confirmation, ils sont, en leur qualité de chrétiens majeurs, responsables de leur vie de foi devant Dieu.

Personnes légalement en charge de l’éducation, responsabilité lors du baptême : Se reporter à la question 489. Personnes légalement en charge de l’éducation, responsabilité lors du saint-scellé : Se reporter à la question 527.

La première condition à remplir en vue de la confirmation, c’est d’avoir reçu le saint baptême d’eau et le saint-scellé. D’autres conditions sont la fréquentation régulière des services divins et du cours de catéchisme.
Les confirmands sont censés connaître les éléments fondamentaux de la foi néo-apostolique et les articles de la confession de foi, et être disposés à mener leur vie conformément à l’Évangile.

La confirmation a lieu au cours d’un service divin. Les confirmands commencent par répondre « oui » à la question qui leur est posée devant l’autel, de savoir s’ils sont disposés à parcourir leur itinéraire futur en qualité de chrétiens néo-apostoliques et dans la fidélité à Dieu. Après cette affirmation faite devant Dieu et l’assemblée, les jeunes chrétiens récitent leur voeu de confirmation, promettant ainsi publiquement d’accepter Jésus-Christ pour Seigneur et de vivre en conséquence.
Après la prière de l’officiant, les confirmands reçoivent ensuite la bénédiction qui leur est dispensée par l’imposition de ses mains.

Cette bénédiction affermit les confirmands dans leurs efforts en vue de respecter le voeu de la confirmation et de prendre fait et cause pour Jésus-Christ, en paroles et en actes.

Les termes du voeu de confirmation sont les suivants : « Je renonce au diable, à toutes ses oeuvres et manifestations, et je me donne à toi, ô Trinité divine, Dieu, le Père, le Fils et le Saint-Esprit, dans la foi et l’obéissance, et avec la sincère résolution de te rester fidèle jusqu’à mon dernier jour. Amen. »
Le confirmand exprime ainsi sa ferme volonté de fuir le mal et tout ce qui s’oppose à Dieu, pour suivre résolument le chemin de l’Évangile. Il professe sa foi en le Dieu-Trinité et promet de vivre dans la foi et l’obéissance à Dieu tout au long de ses jours.

L’ « admission » est l’acte par lequel, au cours d’un service divin, des chrétiens d’autres dénominations sont admis au sein de l’Église néo-apostolique.

Dénomination : Se reporter à la question 365.

Lors de l’admission de chrétiens, ceux-ci déclarent publiquement leur adhésion à la foi néo-apostolique. Après une prière, ils sont reçus dans l’Église néo-apostolique au nom de la Trinité divine. Ceux qui sont ainsi admis (ou reçus) sont désormais habilités à prendre durablement part à la sainte cène. Toutes les autres bénédictions de l’Église leur sont accessibles.

La bénédiction des fiançailles est dispensée à un couple qui vient de se fiancer. Les fiançailles sont une promesse sincère de mariage. Lors de cette bénédiction, les fiancés promettent devant Dieu et l’assemblée de se préparer d’une manière agréable à Dieu en vue de leur mariage. C’est à cette fin qu’ils reçoivent cette bénédiction.

La bénédiction nuptiale est la bénédiction dispensée après le mariage.
La question est posée aux époux de savoir s’ils sont disposés à parcourir ensemble le chemin de la vie, à rester fidèles l’un à l’autre, à s’aimer et à se soutenir en toutes circonstances. Ils le promettent devant Dieu et l’assemblée en échangeant leurs consentements, puis ils reçoivent la bénédiction du Dieu-Trinité. Celle-ci les aidera à tenir leur promesse, à mener leur vie commune d’une manière harmonieuse et à maîtriser les situations difficiles avec l’aide de Dieu.

À la demande des époux, une bénédiction leur est dispensée pour les anniversaires de mariage suivants :

  • Noces d’argent (25 ans)
  • Noces d’émeraude (40 ans)
  • Noces d’or (50 ans)
  • Noces de diamant (60 ans)
  • Noces de palissandre (65 ans)
  • Noces de vermeil (70 ans)
  • Noces d’albâtre (75 ans)

La bénédiction de Dieu leur est renouvelée, et ils sont recommandés à la sollicitude et à l’assistance divines.

La dédicace d’un édifice cultuel a lieu lors du premier service divin qui y est célébré. Lors de la prière de dédicace, il est consacré au nom de la Trinité divine pour être le lieu de la manifestation du Saint-Esprit, c’est-à-dire le lieu où est annoncée la parole de Dieu et où sont dispensés les sacrements.
L’église consacrée est un lieu dédié à l’adoration de Dieu ; c’est aussi un lieu de refuge pour les hommes en quête du salut. Au cours des services divins, on y propose grâce et consolation, affermissement de la foi et paix pour l’âme.

Lorsqu’une église consacrée n’est plus utilisée à des fins cultuelles, on procède à sa déconsécration : au cours du dernier service divin, la consécration du lieu à être un lieu saint dédié à la manifestation de Dieu, définie lors de la dédicace, est abolie. Après la déconsécration, l’église redevient un lieu profane pouvant être voué à une autre utilisation.

Au cours du service divin, les sacrements sont dispensés après le pardon des péchés et la prière qui le suit.
Par principe, les bénédictions ont lieu après la célébration de la sainte cène. Étant donné qu’il existe un lien direct entre la confirmation et les sacrements du saint baptême d’eau et du saint-scellé, cette bénédiction est dispensée avant la célébration de la sainte cène. L’admission a lieu, elle aussi, avant la célébration de la sainte cène, puisqu’elle implique l’autorisation à participer à celle-ci.

L’ordination, c’est-à-dire l’investiture dans un ministère spirituel, l’installation dans la charge de conducteur d’une communauté ou de responsable d’un district, la confirmation d’un ministre dans son ministère et l’admission à la retraite d’un ministre font suite à la dispensation des sacrements. Elles ont donc lieu après la célébration de la sainte cène.

Ordination : Se reporter aux questions 462. sqq.

Les ordinations sont effectuées exclusivement par des apôtres. Après s’être adressé à lui dans une allocution, l’apôtre demande au frère à ordonner s’il est disposé à accepter son ministère. Il lui demande aussi s’il est disposé à servir Dieu dans la fidélité et l’obéissance, à défendre l’Évangile de Jésus-Christ et à exercer son ministère conformément à la profession de foi néo-apostolique. Il lui demande encore s’il est disposé à exercer son ministère dans l’esprit de Jésus-Christ, dans l’amour des fidèles et l’obéissance de la foi.
Il promet toutes ces choses devant Dieu qui l’appelle à son service et devant l’assemblée, en répondant par « oui ». C’est à genoux qu’il reçoit ensuite son ministère par l’imposition des mains et la prière de l’apôtre.

La musique a pour rôle de louer et de célébrer Dieu pendant le service divin (cf. Psaume 150). Elle a par conséquent une fonction de service.
Elle est à même de toucher les coeurs ; elle prépare l’assemblée à la proclamation de la parole et souligne la parole de Dieu. Le chant de l’assemblée et du choeur ainsi que la musique instrumentale sont expression de courage, de force et d’assurance. La musique peut aussi procurer du réconfort à ceux qui sont tristes et affligés.
Avant le service divin, la musique et la méditation favorisent le recueillement des participants au service divin et préparent la proclamation de la parole. Le chant de l’assemblée intègre activement toutes les personnes présentes à l’acte cultuel.
Avant la célébration de la sainte, l’assemblée peut témoigner de sa disposition à la repentance en chantant un cantique approprié. Le cantique qui accompagne la célébration de la sainte cène exprime l’amour pour Dieu et la reconnaissance envers lui.

À la fin d service divin, la bénédiction de la Trinité divine est dispensée à toutes les personnes présentes. Avec l’introduction trinitaire, la bénédiction finale constitue le cadre dans lequel se déroule le service divin. À l’évidence, ce qui s’y passe procède ainsi du Dieu-Trinité.

Trinitaire : Se reporter à l’explication donnée à la question 490.

La bénédiction finale est dispensée selon les paroles en II Corinthiens 13 : 13 : « Que la grâce du Seigneur Jésus-Christ, l’amour de Dieu, et la communion du Saint-Esprit, soient avec vous tous ! »

Les croyants veulent adorer Dieu dans la communion fraternelle. Ils savent qu’au cours du service divin leur foi est fortifiée et leur espérance en le proche retour de Christ affermie sous l’action de la prédication. C’est à cet événement qu’ils se préparent lors de chaque service divin. Par ailleurs, ils souhaitent obtenir le pardon de leurs péchés et recevoir la sainte cène ; de surcroît, ils sont bénis au cours du service divin.

Celui qui, insouciant, manque les services divins se prive de la bénédiction, de la grâce et des forces qui résident dans la parole de Dieu et dans la sainte cène.
Si, sans raison impérative, on manque souvent les services divins, on risque de voir sa foi s’amenuiser et le désir d’entendre la parole de Dieu disparaître.
C’est un péché que de refuser sciemment le service divin et la grâce, ou de les mépriser.

Oui, la dispensation de la bénédiction prénatale a toujours lieu en dehors du service divin ; en règle générale, cette bénédiction est dispensée dans le cercle familial.

La bénédiction prénatale est le premier geste de bénédiction visible de la part de Dieu à l’égard de l’homme à naître. Cette bénédiction profite à l’âme de l’enfant à naître. Elle est dispensée à la future maman. Par le biais de la bénédiction prénatale, Dieu fortifie la mère, afin qu’elle puisse favoriser le développement intra-utérin de son enfant sur le plan de la foi.
À la bénédiction prénatale est liée l’assistance de Dieu pour le temps de la grossesse et pour la naissance de l’enfant. Pour autant, ce n’est pas la promesse d’une grossesse exempte de difficultés ni de la naissance d’un enfant en bonne santé.

La cérémonie religieuse funèbre est un service divin destiné à consoler et à réconforter les proches du défunt. La consolation réside avant tout dans l’espérance en le retour de Christ, en la résurrection des morts en Christ qui y est associée, et en l’union avec eux (cf. I Thessaloniciens 4 : 13-18).
La parole prêchée au cours du service funèbre vaut aussi pour l’âme immortelle du défunt qui est recommandée à la grâce de Dieu.
L’assemblée en deuil réunie à l’occasion du service funèbre entoure les proches du défunt pour leur témoigner sa sympathie et leur procurer le sentiment d’être à l’abri. De surcroît, elle rend un dernier hommage au défunt.

Au cours de la cérémonie funèbre, un hommage approprié est rendu à la vie et à l’oeuvre du défunt. Son âme et son esprit sont recommandés à l’amour de Jésus-Christ, le Rédempteur, au moyen d’une parole de bénédiction, pour qu’il les garde en vue de la résurrection pour la vie éternelle. Quant au corps mortel, privé de l’âme, il est rendu à sa destinée.

« C’est à la sueur de ton visage que tu mangeras du pain, jusqu’à ce que tu retournes dans la terre, d’où tu as été pris ; car tu es poussière, et tu retourneras dans la poussière »
Genèse 3 : 19

La manière dont le corps est ou non inhumé n’a aucune importance dans la perspective de la résurrection du défunt.

C’est en observant la conduite de Jésus que l’on reconnaît ce qu’est la pastorale : il s’est tourné vers les pécheurs, sans faire aucun favoritisme, et leur a fait sentir son amour. Il les a écoutés, aidés, consolés, conseillés, exhortés et fortifiés ; il a prié pour eux et les a enseignés.

Les soins pastoraux prodigués par les ministres de l’Église visent à assister les fidèles et à les préparer en vue du retour de Christ. Les ministres accompagnent les fidèles au travers des diverses situations et circonstances de leur vie. Cela implique qu’ils prient aussi pour eux.
Tout chrétien néo-apostolique se voit proposer un suivi pastoral individualisé. Il se traduit essentiellement par des visites pastorales effectuées par les ministres sacerdotaux ; ces visites pastorales peuvent aussi être effectuées par des diacres.

L’objectif de la visite pastorale est d’approfondir l’amour pour Dieu et son OEuvre, de favoriser la vie de foi et d’augmenter la connaissance au sujet de l’agir salvifique de Dieu. Cette démarche passe avant tout par un échange de pensées sur des questions relatives à la foi. La prière commune fait partie intégrante de la visite pastorale.
S’il est malade, le chrétien néo-apostolique est visité à son domicile ou à l’hôpital. Le ministre qui lui témoigne ainsi sa sollicitude le fortifie dans la foi, le réconforte, prie avec lui et, si possible, fête la sainte cène avec lui.
Le modèle du suivi pastoral personnalisé, c’est le travail accompli par Jésus-Christ qui effectuait régulièrement des visites, notamment chez Marie, Marthe et Lazare ou encore chez Zachée, le publicain : « Jésus lui dit : Le salut est entré aujourd’hui dans cette maison » (Luc 19 : 9).

Oui, la confession de péchés, l’aveu de fautes à un ministre de l’Église fait partie de la pastorale.
Même si l’obtention du pardon des péchés ne nécessite pas de confession, la possibilité de se confesser existe si, en dépit de l’absolution, le sentiment de culpabilité continue de peser sur le fidèle et qu’il ne parvient pas à trouver la paix intérieure. C’est à l’apôtre que le fidèle se confesse. Si, dans l’urgence, l’apôtre n’est pas joignable, tout ministre sacerdotal est habilité à entendre le fidèle en confession et à lui annoncer le pardon des péchés par mission de l’apôtre et au nom de Jésus-Christ.

Au sens large, la pastorale incombe à l’Église tout entière. Elle concerne les aides concrètes à la vie.
Entrent en ligne de compte ces paroles de Jésus : « Car j’ai eu faim, et vous m’avez donné à manger ; j’ai eu soif, et vous m’avez donné à boire ; j’étais étranger, et vous m’avez recueilli ; j’étais nu, et vous m’avez vêtu ; j’étais malade, et vous m’avez rendu visite ; j’étais en prison, et vous êtes venus vers moi. […] Toutes les fois que vous avez fait ces choses à l’un de ces plus petits de mes frères, c’est à moi que vous les avez faites » (Matthieu 25 : 35-36.40).

La pastorale des enfants est avant tout du ressort des parents. C’est à eux qu’il incombe de communiquer à leurs enfants les valeurs fondamentales de l’Évangile, de les initier à l’amour de Dieu et du prochain, et de leur servir de modèle en matière de prière et d’esprit de sacrifice.
Des ministres et des frères et soeurs installés, par l’Église, dans la charge de moniteurs de l’instruction religieuse soutiennent les parents dans l’exercice de leurs responsabilités, de manière à permettre aux enfants de devenir des chrétiens néo-apostoliques convaincus et responsables.

Dans les différents niveaux de l’instruction religieuse dispensée à l’Église, les enfants et adolescents se familiarisent avec les vérités de la foi et apprennent à mener leur vie en conscience de leurs responsabilités devant Dieu. Cet objectif se déduit de l’Évangile de Jésus-Christ. De surcroît, ces cours d’instruction religieuse encouragent la pratique de la communion fraternelle entre les enfants et leur sentiment d’appartenance à l’Église.
L’offre pédagogique est adaptée à l’âge et au stade de développement des enfants.

L’école préparatoire du dimanche vise à faire découvrir aux enfants, d’une manière adaptée à leur âge, qui est Dieu et comment il agit. De cette manière, les enfants, même non encore scolarisés, peuvent entrer dans une relation de confiance avec Dieu. L’objectif de l’école préparatoire du dimanche n’est pas d’abord de transmettre des connaissances, mais plutôt de susciter, dans le coeur des enfants, un sentiment de sécurité ainsi que la joie que procure la foi.

Au moment ou à l’âge de leur scolarisation, les enfants entrent à l’école du dimanche qui a pour vocation

  • de susciter et d’amplifier la joie que procurent la communion fraternelle et les services divins ;
  • de faire découvrir l’agir de Dieu aux enfants, à l’aide d’histoires bibliques et d’une manière adaptée à leur âge ;
  • de fortifier la foi en les promesses divines ;
  • d’expliquer aux enfants quel est le déroulement du service divin et quels sont le sens et l’importance des sacrements, des bénédictions et des fêtes religieuses.

En plus des cours de l’école du dimanche, ont lieu de temps à autre, et dans un cadre plus ou moins grand, des services divins pour enfants. Des ministres sacerdotaux y prêchent la parole de Dieu d’une manière compréhensible aux enfants, les aidant ainsi à comprendre Dieu et son OEuvre. Les expériences et les acquis des enfants constitueront, tout au long de leur vie, le fondement de leur foi.
Le service divin pour enfants répond aux besoins des enfants. Ils se sentent compris, protégés et aimés. C’est quelque chose de particulier pour eux que de vivre un service divin et de célébrer la sainte cène dans leur cercle.

Pendant le cours de religion, les enfants découvrent les récits d’expériences d’interventions divines vécues par des hommes : l’histoire du salut y est montrée dans son rapport avec la vie de foi des enfants. Le cours de religion approfondit les vérités de la foi, enrichit la connaissance des enfants et leur explique les cohérences du plan de salut divin. Il leur transmet ainsi des valeurs durables.
Par ailleurs, le cours de religion vise à leur permettre de professer courageusement leur foi.

Plan de salut, histoire du salut : Se reporter aux questions 243. sqq.

Le cours de catéchisme prépare les catéchumènes à prêter serment de fidélité à Dieu devant l’assemblée et à endosser, en qualité de chrétiens néo-apostoliques majeurs, la responsabilité de leur vie de foi. La confession de foi, le « Notre Père » et les Dix commandements sont les thèmes essentiels du cours de catéchisme.

Les jeunes gens de l’Église font l’objet d’un suivi et d’un accompagnement adaptés à leur âge. Des responsables de jeunesse sont leurs interlocuteurs personnels, y compris pour des entretiens confidentiels portant sur les diverses situations qu’ils vivent et sur les questions relatives à la foi.

Le suivi pastoral des jeunes gens vise à leur permettre de développer leur personnalité, de manière être forts dans la foi et conscients de leurs responsabilités. Ils doivent affermir leur attachement aux valeurs chrétiennes et s’enthousiasmer pour elles, afin qu’elles constituent finalement le fondement de leurs choix de vie et de leurs décisions. Ils sont encouragés à pratiquer leur foi, à la professer et la défendre dans leur entourage. Ils sont également encouragés à s’intégrer dans la communauté des fidèles.
La pratique de la communion fraternelle des jeunes gens entre eux est un objectif majeur de la pastorale de la jeunesse.
Des services divins sont célébrés spécialement à l’intention de la jeunesse. Ils ont lieu, en règle générale, à l’échelle des districts, ou encore à l’échelle suprarégionale pour ce qui est des journées de jeunesse.

Les personnes en fin de vie ont besoin de faire l’objet d’une sollicitude particulière. Même les personnes croyantes ont peur de la mort. Or, cette peur ne doit pas être interprétée comme un signe d’absence de foi. Le ministre de l’Église accompagnera la personne en fin de vie au long de son chemin difficile, en partageant ses craintes et ses détresses.
Il s’agit d’entretenir l’espérance en une vie auprès de Dieu ainsi que la consolation qui réside dans cette espérance.
Fait partie de l’accompagnement pastoral de la personne en fin de vie le fait que le ministre lui annonce le pardon des péchés, lui prodigue la paix du Ressuscité et fête la sainte cène avec elle. La réception du corps et du sang du Seigneur garantit la communion de vie avec le Fils de Dieu. De cette manière, la personne en fin de vie est consolée et réconfortée au long de la dernière portion de son chemin.
De même, l’assurance de revoir ceux qui l’ont déjà précédée dans l’au-delà aide la personne en fin de vie à passer la phase de la prise de congé avec ceux qui lui sont chers.

Sainte cène : Se reporter aux questions 494. sqq. La vie après la mort : Se reporter à la question 531.

Les proches d’une personne en fin de vie ont également besoin d’un suivi pastoral. Dans la phase où ils prennent conscience du fait qu’ils vont perdre un être cher, il faut qu’ils aient l’assurance de ne pas être abandonnés. Les prières communes seront pour eux une source particulière de forces.
La certitude des retrouvailles les aide à surmonter la difficulté de la prise de congé. Ils puisent également du réconfort dans la prise de conscience de ce qu’ils ont pu faire à l’égard de la personne en fin de vie.

Il faut accepter la tristesse. Il est important de visiter ceux qui sont frappés par le deuil, de leur témoigner de la sympathie et de prier avec eux. Il faut qu’ils perçoivent la compassion véritable qui leur est témoignée. En dépit de toutes réticences possibles, il faut aller vers eux : « Ne te détourne pas de ceux qui pleurent, avec les affligés, afflige-toi » (Siracide 7 : 34. TOB).
Pour surmonter le deuil, il est utile aussi de faire prendre conscience du fait que Jésus-Christ a souffert lui aussi et qu’il est mort. C’est sur sa résurrection que se fonde celle du défunt : il a part à la victoire de Christ sur la mort (cf. Romains 14 : 7-9).

L’accompagnement du deuil vise à encourager la personne endeuillée à parler de la perte de l’être cher et à exprimer ses sentiments. Elle doit pouvoir donner libre cours à sa tristesse, sa peur, sa colère, sa révolte contre Dieu et son sentiment de culpabilité, et les dire sans réserve au ministre qui assure son suivi pastoral.
En accompagnant le deuil, il est utile de rappeler aussi les choses positives, les événements heureux vécus avec le défunt.
Jusqu’au moment où ils réussissent à surmonter le deuil, le suivi pastoral réconfortant des proches peut s’étendre sur des semaines et des mois, voire des années après la mort de l’être cher.

Dans l’Église néo-apostolique sont célébrées les fêtes suivantes : Noël, le dimanche des Rameaux, le vendredi saint, Pâques, l’Ascension, la Pentecôte et le dimanche d’actions de grâces.

À Noël, nous commémorons la naissance de Jésus-Christ ; cette fête renvoie à un événement essentiel de l’histoire du salut. La commémoration de la première venue du Fils de Dieu nous conforte aussi dans la foi en son proche retour.

Histoire du salut : Se reporter aux questions 243. sqq.

Le dimanche des Rameaux rappelle l’entrée de Jésus à Jérusalem à l’occasion de la fête de la Pâque juive.

La Pâque : Se reporter à l’explication donnée à la question 496.

Le vendredi saint, nous commémorons la crucifixion et la mort sacrificatoire de Jésus-Christ. Par sa mort expiatoire, le Fils de Dieu a brisé le pouvoir de Satan et du péché.

« … il dit : Tout est accompli. Et, baissant la tête, il rendit l’esprit »
Jean 19 : 30

Le fondement de cette fête est le fait réel de la résurrection de Jésus-Christ d’entre les morts.
La résurrection de Jésus-Christ d’entre les morts a eu lieu le premier jour de la semaine, le dimanche. Par la suite, la date de la fête de Pâques a été fixée à un dimanche précis de l’année.
Par sa résurrection, Jésus-Christ démontre qu’il a aussi brisé le pouvoir de la mort. La résurrection de Jésus-Christ d’entre les morts constitue le fondement de la foi en la résurrection des morts et fonde l’espérance en la vie éternelle.

La résurrection de Jésus-Christ : Se reporter aux questions 184., 535. La résurrection des morts: Se reporter aux questions 92., 186., 535., 579.

L’Ascension rappelle que, le quarantième jour après Pâques, Jésus-Christ est monté au ciel du milieu de ses apôtres : « Il fut élevé pendant qu’ils le regardaient, et une nuée le déroba à leurs yeux. » Deux anges firent alors cette promesse aux apôtres : « Ce Jésus, qui a été enlevé au ciel du milieu de vous, viendra de la même manière que vous l’avez vu allant au ciel » (cf. Actes 1 : 3-11).

La fête de la Pentecôte - cinquante jours après la résurrection de Jésus - commémore l’effusion du Saint-Esprit. On dit aussi de la Pentecôte qu’elle est le « jour de la naissance de l’Église de Christ ». Après l’effusion du Saint-Esprit, l’apôtre Pierre a tenu un sermon axé sur le Christ crucifié, ressuscité et monté au ciel.
De surcroît, la Pentecôte est une fête de la joie liée à la présence agissante du Saint-Esprit dans l’Église.

Pentecôte : Se reporter aux questions 209., 422., 520., 582.

Le dimanche d’actions de grâces est une fête en l’honneur de Dieu, le Créateur. Ce dimanche-là est célébré, une fois l’an, un service divin articulé autour de la reconnaissance envers Dieu pour tous les dons qu’il fait aux hommes.
Par reconnaissance, les fidèles consentent une offrande particulière : « Celui qui offre pour sacrifice des actions de grâces me glorifie, et à celui qui veille sur sa voie je ferai voir le salut de Dieu » (Psaume 50 : 23).

Le déroulement des services divins célébrés à l’occasion de ces fêtes est, par principe, identique à celui des services divins comportant la célébration de la sainte cène.
L’événement historique est thématisé par la lecture d’un passage biblique ; un éclairage de son importance dans la perspective du salut des hommes en est donné.

Salut : Se reporter aux questions 243. sqq.