03. La Trinité divine

Dieu est un être spirituel, parfait et totalement indépendant. Il est éternel : il n’a ni commencement ni fin. Le Dieu un est Père, Fils et Saint-Esprit.
Parler du Père, du Fils et du Saint-Esprit, ce n’est pas parler de trois dieux distincts, mais des trois Personnes qui sont le Dieu unique.

Trinité divine : Se reporter aux questions 61. sqq., 198.

Les hommes sont incapables de décrire Dieu de manière exhaustive. Nous connaissons cependant certaines de ses caractéristiques : il est l’Un (l’Unique), le Saint, le Tout-Puissant, l’Éternel, l’Aimant, le Miséricordieux, le Juste, le Parfait.

Il n’existe qu’un seul Dieu. La foi en ce Dieu unique est une confession de foi fondamentale de l’Ancien et du Nouveau Testament ; elle est, par conséquent, tout aussi fondamentale pour la foi chrétienne.

Le monothéisme désigne la doctrine selon laquelle il n’existe qu’un seul Dieu. Le christianisme, le judaïsme et l’islam notamment sont des religions monothéistes.

« Ainsi parle l’Eternel, roi d’Israël et son rédempteur, l’Eternel des armées : Je suis le premier et je suis le dernier, et hors moi il n’y a point de Dieu »
Ésaïe 44 : 6
« Écoute, Israël, le Seigneur, notre Dieu, est l’unique Seigneur »
Marc 12 : 29

La sainteté fait partie de la nature de Dieu, de son être et de son agir. Sainteté est synonyme de majesté, d’intangibilité, d’isolement du profane. Sont saintes aussi la parole et la volonté de Dieu. La sainteté de Dieu sanctifie le lieu où il se révèle.

« Saint, saint, saint est l’Eternel des armées ! toute la terre est pleine de sa gloire ! »
Ésaïe 6 : 3

Dieu peut tout ; rien ne lui est impossible. Nul ne peut limiter sa volonté ni restreindre son agir.
La toute-puissance de Dieu se révèle dans la création. Tout a été créé par sa seule parole. Tout ce qui existe, tout ce que nous, les hommes, nous pouvons voir, et même ce que nous ne voyons pas, il l’a créé à partir du néant. Dans sa toute-puissance, il fera aussi surgir la nouvelle création. Font aussi partie de sa toute-puissance son omniscience et son omniprésence.

Nouvelle création : Se reporter à la question 581.

« Jésus répondit : Ce qui est impossible aux hommes est possible à Dieu »
Luc 18 : 27
« C’est par la foi que nous reconnaissons que l’univers a été formé par la parole de Dieu, en sorte que ce qu’on voit n’a pas été fait de choses visibles »
Hébreux 11 : 3

Dieu n’a ni commencement ni fin. Pour lui, il n’existe aucune limite temporelle. Dieu est le Créateur et le Maître du temps.

« Avant que les montagnes soient nées, et que tu aies créé la terre et le monde, d’éternité en éternité, tu es Dieu »
Psaume 90 : 2

Dès l’Ancienne Alliance, Dieu a montré son amour en élisant le peuple d’Israël et en le délivrant de la servitude égyptienne. Il s’est révélé à l’humanité tout entière comme étant l’Aimant, en envoyant son Fils en vue du salut de tous les hommes.
L’apôtre Jean a écrit : « Et nous, nous avons connu l’amour que Dieu a pour nous, et nous y avons cru. Dieu est amour ; et celui qui demeure dans l’amour demeure en Dieu, et Dieu demeure en lui » (I Jean 4 : 16).

« Je t’aime d’un amour éternel ; c’est pourquoi je te conserve ma bonté »
Jérémie 31 : 3
« Car Dieu a tant aimé le monde qu’il a donné son Fils unique, afin que quiconque croit en lui ne périsse point, mais qu’il ait la vie éternelle »
Jean 3 : 16

Dieu fait preuve de miséricorde, de grâce, de patience et de bonté envers l’homme (cf. Psaume 103 : 8). La miséricorde et la grâce de Dieu se révèlent avant tout dans le fait qu’il se tourne vers l’homme empêtré dans le péché et lui pardonne ses péchés. À cette fin, Dieu s’est incarné en Jésus-Christ.
Nul ne peut mériter la grâce de Dieu : c’est un don qu’il offre.

Tout ce que Dieu fait est juste ; il ne commet pas de faute. « C’est un Dieu fidèle et sans iniquité, il est juste et droit » (Deutéronome 32 : 4). On peut compter sur la justice et la fidélité de Dieu : « Celui qui vous a appelés est fidèle, et c’est lui qui le fera » (I Thessaloniciens 5 : 24). La justice de Dieu s’exprime aussi par certaines lois comme, notamment, celle qui veut que ce l’homme sème, il le moissonnera aussi (cf. Galates 6 : 7) et que le péché entraîne la mort (cf. Romains 6 : 23).
Au-dessus de toute chose, il y a cependant la grâce de Dieu, qui fait aussi partie de sa justice. Par Jésus-Christ, le pécheur qui aurait mérité un châtiment peut obtenir grâce : dès lors, Dieu ne lui impute pas ses péchés et transgressions.

« Le fondement de ta parole est la vérité, et toutes les lois de ta justice sont éternelles »
Psaume 119 : 160
« Oui, Seigneur Dieu Tout-Puissant, tes jugements sont véritables et justes »
Apocalypse 16 : 7
« … et ils sont gratuitement justifiés par sa grâce, par le moyen de la rédemption qui est en Jésus-Christ »
Romains 3 : 24

Les oeuvres de Dieu sont bonnes et ses voies sont justes. Il n’agit pas sous la nécessité ou la contrainte, mais seulement au gré de sa volonté parfaite. Dieu est totalement libre de ses choix et décisions. La perfection de Dieu inclut la vérité. Auprès de Dieu, il n’y a ni mensonge ni tromperie ni incertitude ni divergence entre sa volonté et son agir.
L’homme peut expérimenter la perfection de Dieu en Jésus-Christ, car celui- ci a été le seul ici-bas à ne commettre aucun péché, ni en paroles ni en actes ; il était donc parfait.

« Les voies de Dieu sont parfaites, la parole de l’Eternel est éprouvée ; il est un bouclier pour tous ceux qui se confient en lui »
Psaume 18 : 31

« Dieu est trine (=Trinité) » signifie que le Père, le Fils et le Saint-Esprit sont le seul et même Dieu. Il ne s’agit pas de trois dieux, mais du même Dieu en trois Personnes.

L’Ancien et le Nouveau Testament contiennent des indications relatives à la Trinité divine. C’est à cause de ces témoignages bibliques que les chrétiens croient en la Trinité divine.

Une première indication au sujet de la Trinité divine est donnée en Genèse 1 : 26 : « Faisons l’homme à notre image, selon notre ressemblance. » L’emploi du pluriel : « faisons » renvoie à l’agir d’un Dieu en plusieurs Personnes.
Dieu est apparu à Abraham à Mamré, en les personnes de trois hommes (cf. Genèse 18), ce qui est interprété comme étant une allusion à la Trinité.
Il en va de même pour la triple bénédiction (« bénédiction aaronitique ») qu’Aaron a prononcée à l’égard du peuple d’Israël (Nombres 6 : 24-26).

« Que l’Eternel te bénisse, et qu’il te garde ! Que l’Eternel fasse luire sa face sur toi, et qu’il t’accorde sa grâce ! Que l’Eternel tourne sa face vers toi, et qu’il te donne la paix ! »
Nombres 6 : 24-26

Quand Jésus, le Fils de Dieu, a été baptisé dans le Jourdain, le ciel s’est ouvert, et le Saint-Esprit est descendu sur lui comme une colombe. Et le Père d’attester, du haut du ciel : « Tu es mon Fils bien-aimé, en toi j’ai mis toute mon affection » (Marc 1 : 10-11). Le Père, le Fils et le Saint-Esprit étaient donc tous trois présents.
Les trois Personnes divines sont également citées dans l’ordre de baptiser intimé par Jésus à ses apôtres : « Tout pouvoir m’a été donné dans le ciel et sur la terre. Allez, faites de toutes les nations des disciples, les baptisant au nom du Père, du Fils et du Saint-Esprit » (Matthieu 28 : 18-19).
De même, la bénédiction formulée en II Corinthiens 13 : 13 renvoie, elle aussi, à la Trinité divine : « Que la grâce du Seigneur Jésus-Christ, l’amour de Dieu, et la communion du Saint-Esprit, soient avec vous tous ! »

La Trinité divine existe de toute éternité. La doctrine de la Trinité a, quant à elle, été formulée au cours des conciles de Nicée (325 ap. J.-C.) et Constantinople (381 ap. J.-C.).
La doctrine de la Trinité fait partie des déclarations fondamentales de la foi chrétienne.

Concile : Se reporter à l’explication accompagnant la question 33.

Le Père, le Fils et le Saint-Esprit sont les noms des trois Personnes divines. Bien que distinctes les unes des autres, elles sont le seul et même Dieu.
La tradition chrétienne dédie un attribut essentiel à chacune des trois Personnes divines :
Dieu, le Père, est le Créateur du ciel et de la terre.
Dieu, le Fils, est le Rédempteur qui s’est fait homme et a consenti le sacrifice de sa vie à la croix en vue de la rédemption de l’humanité.
Dieu, le Saint-Esprit, est l’auteur d’une nouvelle création : il veille à ce que le salut divin soit rendu accessible à tous les hommes, et que la nouvelle créature parvienne à la perfection.

Nouvelle créature : Se reporter aux questions 528. sqq.

Utilisée pour désigner Dieu, la notion de « Père » s’associe aux dimensions de création, d’autorité et de sollicitude. Dieu est l’auteur et le conservateur de ce qu’il crée. Dans cette mesure, tout homme est en droit de s’adresser à Dieu, son Créateur, en l’appelant « Père ».

Enfant de Dieu : Se reporter à l’explication accompagnant la question 530.

« Au commencement, Dieu créa les cieux et la terre » (Genèse 1 : 1), les choses visibles (la création matérielle) et les invisibles. C’est de l’activité créatrice de Dieu que procède tout ce qui existe.
Dieu a créé à partir du néant, sans modèle : « [Dieu] appelle les choses qui ne sont point comme si elles étaient » (Romains 4 : 17). Il a aussi formé des choses et des êtres à partir de la matière qu’il a créée (cf. Genèse 2 : 7-8.19), les faisant obéir à des lois intrinsèques. Toute création lui est soumise.

« L’Eternel Dieu forma l’homme de la poussière de la terre, il souffla dans ses narines un souffle de vie et l’homme devint une âme vivante. Puis l’Eternel Dieu planta un jardin en Éden, du côté de l’orient, et il y mit l’homme qu’il avait formé. […] L’Eternel Dieu forma de la terre tous les animaux des champs et tous les oiseaux du ciel, et il les fit venir vers l’homme, pour voir comment il les appellerait, et afin que tout être vivant porte le nom que lui donnerait l’homme »
Genèse 2 : 7-8.19

La Création et l’ordre qui y règne témoignent de la sagesse de Dieu, dont l’homme est incapable de concevoir l’étendue. Admiratif, le psalmiste s’exclame : « Les cieux racontent la gloire de Dieu, et l’étendue manifeste l’oeuvre de ses mains » (Psaume 19 : 2).

Dieu a créé le monde en l’espace de six « jours de création ». Ces « jours de création » désignent des périodes d’une durée indéterminée. Un « jour de création » n’équivaut nullement à une de nos journées actuelles de vingt-quatre heures.
En Genèse 2 : 2, il est dit : « Dieu acheva au septième jour son oeuvre, qu’il avait faite : et il se reposa au septième jour de toute son oeuvre, qu’il avait faite. »

« … devant le Seigneur, un jour est comme mille ans, et mille ans sont comme un jour »
II Pierre 3 : 8
« Car mille ans sont, à tes yeux, comme le jour d’hier, quand il n’est plus »
Psaume 90 : 4

La Bible rapporte que c’est au moyen de sa Parole que Dieu a fait naître le ciel et la terre, la lumière, la forme de la terre, le soleil, la lune et les étoiles, les plantes et les animaux ainsi que l’être humain. Tout était très bon (cf. Genèse 1 : 31).

Non, il existe aussi une Création invisible, dont les mystères échappent, comme Dieu lui-même, aux investigations de l’homme. La Bible contient cependant des indications relatives à des domaines, des processus, des états et des êtres qui se situent en dehors de la Création matérielle.

Font partie de la Création invisible le royaume où Dieu trône, les anges, l’âme immortelle de l’être humain ainsi que le séjour des morts.

Séjour des morts : Se reporter aux questions 537. sqq.

À l’origine, le diable était un ange et faisait ainsi partie de la Création invisible. Cet ange s’est cependant rebellé contre Dieu et, à cause de sa désobéissance, de son envie et de son mensonge, il a été précipité, avec ses acolytes, hors du ciel et de la communion de Dieu.

Le mal : Se reporter aux questions 217. sqq.

« Dieu n’a pas épargné les anges qui ont péché, mais […] les a précipités dans les abîmes de ténèbres »
II Pierre 2 : 4
« … qu’il a réservé pour le jugement du grand jour, enchaînés éternellement par les ténèbres, les anges qui n’ont pas gardé leur dignité, mais qui ont abandonné leur propre demeure »
Jude 6

Les anges sont des êtres spirituels créés par Dieu. Ils font partie de la Création invisible. Dans certains cas, ils peuvent se rendre visibles pour les hommes, au gré de la volonté de Dieu.

Les anges ont pour tâche d’adorer Dieu, d’exécuter ses ordres pour le servir de cette sorte.
L’amour que Dieu voue aux hommes se traduit notamment par le fait qu’il demande aux anges de les servir. La protection des anges vaut plus particulièrement pour les enfants : cela peut se déduire du passage en Matthieu 18 : 10.

« Je suis Raphaël, l’un des sept anges qui se tiennent devant la gloire du Seigneur […] Quand j’étais avec vous, ce n’était pas par un effet de ma bienveillance […], mais par la volonté de Dieu. C’est lui que vous devez bénir tout au long des jours, c’est lui que vous devez chanter »
Tobit 12 : 15.18.TOB
« Gardez-vous de mépriser un seul de ces petits ; car je vous dis que leurs anges dans les cieux voient continuellement la face de mon Père qui est dans les cieux »
Matthieu 18 : 10

Non, car les anges agissent toujours sur l’ordre de Dieu ; ce n’est donc pas à eux, mais à Dieu seul qu’il faut rendre grâces et gloire.

Les anges sont « tous des esprits au service de Dieu, envoyés pour exercer un ministère [= servir (cf. Darby)] en faveur de ceux qui doivent hériter du salut »
Hébreux 1 : 14

L’homme est une entité composée de l’esprit, de l’âme et du corps (cf. I Thessaloniciens 5: 23). Son corps est mortel et fait ainsi partie de la Création visible de Dieu. Son esprit et son âme sont immortels et font donc partie de la Création invisible de Dieu. C’est parce que l’esprit et l’âme survivent à la mort physique qu’il est important de se préoccuper des choses invisibles.
L’attitude que l’homme adopte ici-bas à l’égard de Dieu aura des répercussions sur son existence dans l’au-delà. Cette connaissance peut contribuer à l’aider à résister aux tentations du diable et à mener une vie agréable à Dieu.
L’apôtre Paul met en évidence l’importance que revêtent, dans notre vie, les choses invisibles : « Car nos légères afflictions du moment présent produisent pour nous, au-delà de toute mesure, un poids éternel de gloire, parce que nous regardons, non point aux choses visibles, mais à celles qui sont invisibles ; car les choses visibles sont passagères, et les invisibles sont éternelles » (II Corinthiens 4 : 17-18). Se préoccuper des choses invisibles permet à l’homme de mieux juger de ce qui lui advient.

Il faut se préoccuper des choses invisibles en se tournant vers Dieu et en l’adorant.
Toutefois, le fait de se préoccuper des choses invisibles en évoquant les esprits ou en interrogeant les morts (spiritisme) est contraire à la volonté de Dieu (cf. Deutéronome 18 : 10 sqq. ; I Samuel 28).

On qualifie de « spiritisme » (du latin « spiritus » = esprit) des pratiques consistant à évoquer (= invoquer, interroger) des esprits, plus particulièrement des esprits de personnes défuntes.

« Qu’on ne trouve chez toi personne qui fasse passer son fils ou sa fille par le feu, personne qui exerce le métier de devin, d’astrologue, d’augure, de magicien, d’enchanteur, personne qui consulte ceux qui évoquent les esprits ou disent la bonne aventure, personne qui interroge les morts »
Deutéronome 18 : 10-12

L’homme fait partie à la fois de la Création visible et de la Création invisible, puisqu’il est de nature matérielle (par son corps) et de nature immatérielle (par son esprit et son âme).
Dieu lui a ainsi attribué une place éminente parmi toutes ses créatures et l’a installé dans une relation étroite avec lui-même : « Puis Dieu dit : Faisons l’homme à notre image, selon notre ressemblance, et qu’il domine sur les poissons de la mer, sur les oiseaux du ciel, sur le bétail, sur toute la terre, et sur tous les reptiles qui rampent sur la terre. Dieu créa l’homme à son image, il le créa à l’image de Dieu, il créa l’homme et la femme » (Genèse 1 : 26-27).

L’adjectif « matériel » est dérivé du latin « materia », qui signifie « matière ». Est dit « matériel » ce qui est visible et physiquement saisissable. Ce qui est « immatériel » au contraire est invisible et intouchable pour l’homme, spirituel.

Dieu a créé toutes choses au moyen de sa parole et a appelé l’homme par son nom. L’homme est celui à qui Dieu s’adresse (« Tu pourras manger… ») et qu’il aime. Il est en mesure d’entendre ce que Dieu lui dit et de lui rendre son amour.
C’est parce que Dieu s’adresse à l’homme, prend soin de lui et lui fait avoir part à des attributs divins tels que l’amour, la raison et l’immortalité, que l’homme est à l’image de Dieu.
Dieu est indépendant, c’est-à-dire totalement libre. À l’homme, qui est à son image, il a aussi offert la possibilité de choisir librement. Cette liberté implique en même temps, pour l’homme, la responsabilité de ses actes (cf. Genèse 2 : 16-17).

« L’Eternel Dieu donna cet ordre à l’homme : Tu pourras manger de tous les arbres du jardin ; mais tu ne mangeras pas de l’arbre de la connaissance du bien et du mal, car le jour où tu en mangeras, tu mourras certainement. »
Genèse 2 : 16.17

Oui, l’homme et la femme sont tous deux, d’égale façon, à l’image de Dieu. Dans cette mesure, ils sont tous deux de même nature.

Non, le fait que l’homme soit créé à l’image de Dieu ne signifie pas qu’à partir de la personne humaine l’on puisse tirer des conclusions quant à la nature ou à l’aspect de Dieu.

Pour ce qui est de son existence, l’homme est dépendant de Dieu.
Il est donné à l’homme de connaître Dieu, son Créateur, de l’aimer et de le célébrer. L’homme est ainsi focalisé sur Dieu, indépendamment du fait qu’il croie ou non en lui.

Dieu a attribué son espace vital à l’homme et lui a donné pour tâche de « dominer » sur la terre, c’est-à-dire de la travailler et de la conserver (cf. Genèse 1 : 26.28 ; Psaume 8 : 7).

« Dieu les bénit, et Dieu leur dit : Soyez féconds, multipliez, remplissez la terre, et assujettissez-la ; et dominez sur les poissons de la mer, sur les oiseaux du ciel, et sur tout animal qui se meut sur la terre »
Genèse 1 : 28

L’homme est responsable envers Dieu, le Créateur, de l’usage qu’il fait de la Création. Il peut en user librement, mais non pas arbitrairement. Créé à l’image de Dieu, il doit traiter toute vie ainsi que l’espace vital d’une manière compatible avec la nature divine : avec sagesse, bonté et amour.

Non, en sa qualité de Créateur, de Seigneur et de Législateur, Dieu a donné à Adam et Ève, dans le jardin d’Éden, le commandement de ne pas manger du fruit de l’arbre de la connaissance du bien et du mal. Ce faisant, il a vérifié l’usage que faisaient les hommes du libre arbitre qui leur était accordé, puisqu’ils avaient été créés à l’image de Dieu. En même temps, il les a mis en garde contre les conséquences de la transgression de ce commandement.

Image de Dieu : Se reporter à la question 81.

Sous l’influence du malin, qui est venu vers eux sous la forme d’un serpent, ils se sont laissé tenter. Ils ont transgressé le commandement donné par Dieu et sont ainsi devenus pécheurs.

La chute dans le péché entraîne la séparation d’avec Dieu, la mort spirituelle. Désormais, l’homme est voué à mener une vie pénible sur la terre, qui s’achève par la mort physique (cf. Genèse 3 : 16-19).
Depuis sa chute dans le péché, l’homme est en état de péché, c’est-àdire pris dans les liens du péché et, par là-même, incapable de vivre sans commettre de péché.

La mort spirituelle : Se reporter aussi à la question 532.

« Le sol sera maudit à cause de toi. C’est à force de peine que tu en tireras ta nourriture tous les jours de ta vie […], car tu es poussière, et tu retourneras dans la poussière »
Genèse 3 : 17.19

De lui-même, l’homme n’est pas en mesure de mettre fin à sa séparation de Dieu. Cependant, malgré sa condition pécheresse, l’homme n’est pas privé de la consolation et de l’assistance de Dieu. Dieu ne l’abandonne pas à la mort spirituelle : Au moyen de son incarnation en Jésus-Christ ainsi que de la mort sacrificatoire et de la résurrection de celui-ci,
Dieu a créé, pour tous les hommes, la possibilité d’échapper à la mort spirituelle. Une première indication au sujet du sacrifice de Christ est donnée à l’homme, lorsque Dieu dit au serpent : « Je mettrai inimitié entre toi et la femme, entre ta postérité et sa postérité : celle-ci t’écrasera la tête, et tu lui blesseras le talon » (Genèse 3 : 15).

L’esprit, l’âme et le corps se réfèrent l’un(e) aux autres, s’interpénètrent et s’influencent mutuellement.
Le corps procède de la conception ; il participe ainsi de la nature et de l’apparence des parents. L’âme est créée par Dieu, sans intermédiaire. De cette manière, Dieu agit aussi au présent, en étant le Créateur de tout individu.
Par son âme et son esprit, que la Bible ne distingue pas clairement l’une de l’autre, l’homme est capable de participer du monde spirituel, de connaître Dieu et d’être en communion avec lui.

« Âme » et « esprit » : Il ne faut pas confondre l’âme immortelle avec la « psychè » de l’être humain, désignée communément par le terme d’ « âme ». De la même manière, il convient de distinguer l’intellect de l’ « esprit ».

Le corps de l’homme est mortel ; son âme et son esprit sont immortels. Après la mort du corps, l’homme continue de vivre comme une entité composée de l’âme et de l’esprit. La mort ne met pas fin à la personnalité de l’homme, qui s’exprime désormais par l’âme et l’esprit. Lors de la résurrection des morts, l’esprit et l’âme revêtiront un corps de résurrection.

La vie après la mort physique : Se reporter aux questions 531. sqq.

Dieu, le Fils, est la deuxième Personne de la Trinité divine. Entre Dieu, le Père, et Dieu, le Fils, il n’y a pas de rapport hiérarchique, même si les notions de « Père » et de « Fils » semblent le suggérer. Le Père et le Fils sont, également, vrai Dieu ; ils sont de même nature.

En Jésus-Christ, Dieu, le Fils, s’est fait homme tout en restant Dieu. Il est né à Bethléhem, de la vierge Marie.

Jésus-Christ, Dieu et homme : Se reporter aux questions 103. sqq.

« En ce temps-là parut un édit de César Auguste, ordonnant un recensement de toute la terre. Ce premier recensement eut lieu pendant que Quirinius était gouverneur de Syrie. Tous allaient se faire inscrire, chacun dans sa ville. Joseph aussi monta de la Galilée, de la ville de Nazareth, pour se rendre en Judée, dans la ville de David, appelée Bethléhem, parce qu’il était de la maison et de la famille de David, afin de se faire inscrire avec Marie, sa fiancée, qui était enceinte. Pendant qu’ils étaient là, le temps où Marie devait accoucher arriva, et elle enfanta son fils premier-né. Elle l’emmaillota, et le coucha dans une crèche, parce qu’il n’y avait pas de place pour eux dans l’hôtellerie. Il y avait, dans cette même contrée, des bergers qui passaient dans les champs les veilles de la nuit pour garder leurs troupeaux. Et voici, un ange du Seigneur leur apparut, et la gloire du Seigneur resplendit autour d’eux. Ils furent saisis d’une grande frayeur. Mais l’ange leur dit : Ne craignez point ; car je vous annonce une bonne nouvelle, qui sera pour tout le peuple le sujet d’une grande joie : c’est qu’aujourd’hui, dans la ville de David, il vous est né un Sauveur, qui est le Christ, le Seigneur. Et voici à quel signe vous le reconnaîtrez : vous trouverez un enfant emmailloté et couché dans une crèche. Et soudain il se joignit à l’ange une multitude de l’armée céleste, louant Dieu et disant : Gloire à Dieu dans les lieux très hauts, et paix sur la terre parmi les hommes qu’il agrée ! »
Luc 2 : 1-14

Dans l’Ancien Testament, il y a notamment cette prophétie d’Ésaïe : « Voici, la vierge deviendra enceinte, elle enfantera un fils, Et elle lui donnera le nom d’Emmanuel » (Ésaïe 7 : 14).
Le prophète Michée a annoncé le lieu de naissance de Jésus : « Et toi, Bethléhem Ephrata, petite entre les milliers de Juda, de toi sortira pour moi Celui qui dominera sur Israël, et dont les activités remontent aux temps anciens, aux jours de l’éternité » (Michée 5 : 1).
Ésaïe a décrit Jésus à l’aide d’attributs qui soulignent son caractère unique : « Car un enfant nous est né, un fils nous est donné, Et la domination reposera sur son épaule ; On l’appellera Admirable, Conseiller, Dieu puissant, Père éternel, Prince de la paix » (Ésaïe 9 : 5).

Emmanuel (« Dieu avec nous ») : Se reporter à la question 115.

« Mais, lorsque les temps ont été accomplis, Dieu a envoyé son Fils, né d’une femme, né sous la loi »
Galates 4 : 4
se reporter aussi à la question 4

C’est Jean-Baptiste qui a préparé la voie à Jésus. Ce précurseur promis par Dieu (cf. Malachie 3 : 1) prêchait la repentance et annonçait Jésus-Christ, le Rédempteur : « Moi, je vous baptise d’eau, pour vous amener à la repentance ; mais celui qui vient après moi est plus puissant que moi, et je ne suis pas digne de porter ses souliers. Lui, il vous baptisera du Saint-Esprit et de feu » (Matthieu 3 : 11).
Jean-Baptiste a été le premier, dont la Bible rapporte qu’il a expressément désigné Jésus comme étant le Fils de Dieu et l’a aussi annoncé à la foule.

« Il y eut un homme envoyé de Dieu : son nom était Jean. Il vint pour servir de témoin, pour rendre témoignage à la lumière, afin que tous croient par lui. Il n’était pas la lumière, mais il parut pour rendre témoignage à la lumière »
Jean 1 : 6-8
« Et j’ai vu, et j’ai rendu témoignage qu’il est le Fils de Dieu »
Jean 1 : 34

Lorsque Jésus est venu trouver Jean, celui- ci a dit : « Voici l’Agneau de Dieu, qui ôte le péché du monde. » Le lendemain, tandis que Jean était en compagnie de deux de ses disciples, il a répété, en voyant passer Jésus : « Voilà l’Agneau de Dieu. » Alors les deux hommes ont suivi Jésus et sont devenus ses disciples (cf. Jean 1 : 29.36-37).

Appliqué à Jésus-Christ, le terme d’ « Agneau » présente celui-ci comme étant le Rédempteur et renvoie au passage en Ésaïe 53 : 7 : « Il a été maltraité et opprimé, Et il n’a point ouvert la bouche, Semblable à un agneau qu’on mène à la boucherie… » Dans l’Ancien Testament et dès les temps les plus anciens, les agneaux faisaient partie des animaux de prédilection pour les holocaustes. L’image de l’agneau mené à la boucherie est une indication relative à la mort sacrificatoire de Jésus-Christ.

Au moyen de sa mort sacrificatoire, le Fils de Dieu a tracé le chemin qui permet aux pécheurs d’échapper à la mort spirituelle et d’obtenir la vie éternelle : « L’amour de Dieu a été manifesté envers nous en ce que Dieu a envoyé son Fils unique dans le monde, afin que nous vivions par lui. Et cet amour consiste, non point en ce que nous avons aimé Dieu, mais en ce qu’il nous a aimés et a envoyé son Fils comme victime expiatoire pour nos péchés » (I Jean 4 : 9-10).

Mort spirituelle : Se reporter aux questions 89. et 532.

« Fils unique de Dieu » signifie que Jésus Christ, le Fils de Dieu, est unique et éternel. Le Fils de Dieu n’est pas une créature semblable à l’homme ; il n’est pas non plus comparable aux anges qui, eux, ont un commencement. Il est sans commencement et sans fin, il est Dieu et, par là, de même nature que le Père et le Saint-Esprit. Il est donc de toute éternité (antérieur à toute création), en communion avec le Père et le Saint-Esprit (préexistence).

La notion de « préexistence » vient du latin « prae » et « existentia », et signifie antérieur à l’existence. Appliquée à Jésus-Christ, cette notion de préexistence signifie qu’il existe de toute éternité, c’est-à-dire depuis toujours, dès avant la Création et avant son incarnation.

Dieu a créé et ordonné toute chose au moyen de sa parole (« Dieu dit », Genèse 1 : 3). Sa parole est ainsi à l’origine de toute chose.
Le terme de « Parole » ou « Verbe » (en grec : « logos ») est également utilisé au 1er chapitre de l’Évangile selon Jean pour désigner le Fils de Dieu. Il renvoie au fait que Dieu, le Fils, est Créateur au même titre que Dieu, le Père, et Dieu, le Saint-Esprit.

« Au commencement était la Parole, et la Parole était avec Dieu, et la Parole était Dieu. Elle était au commencement avec Dieu. Toutes choses ont été faites par elle, et rien de ce qui a été fait n’a été fait sans elle. […] Et la parole a été faite chair, et elle a habité parmi nous, pleine de grâce et de vérité ; et nous avons contemplé sa gloire, une gloire comme la gloire du Fils unique venu du Père »
Jean 1 : 1-3.14

En Jean 1 : 14, il est dit que le Fils de Dieu (la « Parole ») a été faite « chair », c’est-à-dire vrai homme. Il est né à Bethléhem, il a grandi à Nazareth où il a appris le métier de charpentier. Il est mort à Jérusalem, crucifié à Golgotha.

Oui, de par sa nature humaine, Jésus- Christ était semblable aux autres hommes. Dans son humanité, il était revêtu d’un corps physique ayant ses besoins propres : il avait faim, lorsqu’il était au désert ; il avait soif, quand il est arrivé au puits de Jacob ; il a partagé la joie des convives aux noces de Cana, il a partagé la douleur et la tristesse des proches à la mort de son ami Lazare ; il a aussi pleuré sur Jérusalem, en voyant que ses habitants ne reconnaissaient pas en lui le Fils de Dieu, et il a éprouvé des douleurs, quand les soldats l’ont frappé.
Il se différenciait du reste des hommes par le fait qu’il était né sans péché et qu’il n’a jamais péché. Il a obéi à Dieu, le Père, allant jusqu’à mourir à la croix.

Non, sur la terre, il était à la fois homme et Fils de Dieu, c’est-à-dire vrai Dieu.
Jésus-Christ est vrai homme et vrai Dieu. Il a deux natures, une nature humaine et une nature divine.

C’est seulement parce qu’il était vrai Dieu que Jésus-Christ a pu dire : « Moi et le Père nous sommes un » (Jean 10 : 30), exprimant ainsi son identité de nature avec le Père.
Lors du baptême de Jésus dans le Jourdain, une voix s’est fait entendre du ciel disant : « Celui-ci est mon Fils bien-aimé, en qui j’ai mis toute mon affection » (Matthieu 3 : 17). De même, lors de la Transfiguration de Jésus, Dieu, le Père, a mis sa filiation divine en évidence : « Celui-ci est mon Fils bien-aimé, en qui j’ai mis toute mon affection : écoutez-le ! » (Matthieu 17 : 5). Quant à ces paroles de Jésus : « Celui qui m’a vu a vu le Père » (Jean 14 : 9), elles attestent aussi qu’il est Dieu.

Les miracles qu’il a opérés montrent que Jésus-Christ est vrai Dieu. La nature lui était soumise, puisqu’il a apaisé une tempête et marché sur les eaux du lac de Génésareth. Il a démontré qu’il était maître de la vie et de la mort en guérissant des malades et en ramenant des morts à la vie. En multipliant du pain et des poissons pour en nourrir des milliers de gens et en transformant de l’eau en du vin, il a surpassé tout ce que les hommes sont capables de faire. Il dominait aussi sur le péché : à plusieurs reprises, il a pardonné les péchés à des hommes.

Les miracles de Jésus : Se reporter aux questions 140. sqq.

« Dieu a été manifesté en chair »
I Timothée 3 : 16
« C’est lui [Jésus-Christ] qui est le Dieu véritable, et la vie éternelle »
I Jean 5 : 20

« Jésus » signifie : « L’Éternel est salut. »
En annonçant la naissance de Jésus, l’ange Gabriel a aussi indiqué le nom de l’enfant, en disant à Marie : « Et voici, tu deviendras enceinte, et tu enfanteras un fils, et tu lui donneras le nom de Jésus » (Luc 1 : 31). Le nom de l’enfant avait aussi été révélé à Joseph : « … tu lui donneras le nom de Jésus ; c’est lui qui sauvera son peuple de ses péchés » (Matthieu 1 : 21).
Son seul nom indique à l’évidence que Jésus est le Sauveur, le Rédempteur promis.

Dans ses oeuvres, Jésus-Christ s’est révélé comme étant le Rédempteur (= Sauveur) envoyé par Dieu : « Les aveugles voient, les boiteux marchent, les lépreux sont purifiés, les sourds entendent, les morts ressuscitent, et la bonne nouvelle est annoncée aux pauvres » (Matthieu 11 : 5). C’est avant tout le fait qu’il ait prêché la volonté de Dieu et donné sa vie pour la rédemption des hommes, c’est-à-dire leur délivrance du péché et de la culpabilité, qui montre que Jésus-Christ est le Rédempteur.

Oui, il n’y a de rédemption que par Jésus- Christ ; c’est en lui seul que le salut est accessible aux hommes.

« Il n’y a de salut en aucun autre ; car il n’y a sous le ciel aucun autre nom qui ait été donné parmi les hommes, par lequel nous devions être sauvés »
Actes des Apôtres 4 : 12

Ces « titres de souveraineté » attribués au Fils de Dieu sont des noms et des attributs, par lesquels la Bible décrit différentes caractéristiques qui le rendent unique.

Par « souveraineté », on entend la qualité de souverain ou le pouvoir suprême du souverain, c’est-à-dire d’une personne généralement issue de la noblesse occupant une position éminente, par exemple un roi ou un empereur (cf. « altesse, altesse royale, sérénissime… »).

« Christ » est dérivé du grec « Christos » et signifie « oint ».
Aux temps vétérotestamentaires, les rois étaient oints d’huile (cf. Psaume 20 : 7) en signe de consécration à leur saint service. Jésus est appelé « Oint » parce qu’il règne sur toute chose, qu’il réconcilie les hommes avec Dieu et annonce la volonté de Dieu.
Le titre de « Christ » est si étroitement lié à Jésus qu’il a été accolé à son nom : « Jésus-Christ ».

« Messie » est dérivé de l’hébreu et signifie également « oint ». Le Nouveau Testament professe expressément que Jésus de Nazareth est le Christ, le Messie attendu par Israël.

Dans l’Ancien Testament, le titre de « Seigneur » désigne le plus souvent Dieu, l’Éternel. Dans le Nouveau Testament, il s’applique aussi à Jésus-Christ. Le titre de « Seigneur » caractérise également l’autorité divine de Jésus-Christ et est, de ce fait, bien davantage qu’une marque de respect. S’adresser à Jésus en utilisant le titre de « Seigneur », c’est exprimer que Jésus est Dieu.

« Fils de l’homme », employé en guise de titre, ne désigne pas le descendant masculin d’un homme, mais un être céleste qui règne sur les hommes et les juge.
Au temps de Jésus, certains cercles de Juifs pieux attendaient le « Fils de l’homme », à qui Dieu allait remettre la domination sur le monde. Selon Jean 3 : 13, Jésus dit être ce Fils de l’homme descendu du ciel. En cette qualité, il a le pouvoir de pardonner les péchés et de sauver (cf. Matthieu 9 : 6).

« Car le Fils de l’homme est venu chercher et sauver ce qui était perdu »
Luc 19 : 10

Oui, la Bible cite encore les titres d’ « Emmanuel », de « Serviteur de Dieu » et de « Fils de David ».
Le nom hébreu d’ « Emmanuel » signifie : « Dieu avec nous. » Il est attribué à Jésus-Christ, parce qu’en lui Dieu est parmi les hommes et leur offre son assistance.
La dénomination de « serviteur de Dieu » s’applique, dans l’Écriture sainte, à des personnages éminents qui se tiennent au service de Dieu. Si Jésus- Christ est qualifié de « serviteur de Dieu », c’est pour montrer qu’il est au service des hommes et souffre pour eux. Dans le Nouveau Testament, la dénomination « Fils de David » est fréquente pour désigner Jésus-Christ. Dès le début de l’Évangile selon Matthieu, il est dit : « Généalogie de Jésus-Christ, fils de David, fils d’Abraham » (Matthieu 1 : 1). Cela signifie que les promesses faites à David se réalisent en Jésus-Christ (cf. II Samuel 7 ; Actes des Apôtres 13 : 32-37).

Jésus-Christ a agi en qualité de roi, de sacrificateur et de prophète.
Le titre de « roi » véhicule l’idée de domination et de règne. Aux temps vétérotestamentaires, le sacrificateur oeuvre en qualité de médiateur à la réconciliation de l’homme avec Dieu. Quant au prophète, il annonce la volonté divine et révèle les événements à venir, toutes choses que Jésus-Christ a accomplies à la perfection.

Lors de son entrée à Jérusalem, Jésus s’est fait connaître comme étant roi de paix et de justice. Devant Ponce Pilate, le représentant de l’Empire romain, il s’est déclaré roi et témoin de la vérité.
La royauté de Jésus ne s’applique pas à un règne terrestre et ne se manifeste pas non plus par l’exercice apparent d’un pouvoir. Sa royauté se révèle dans l’autorité de ses actes et la puissance de ses signes et miracles.
La dignité royale de Jésus-Christ est aussi mise en évidence dans l’Apocalypse de Jean : Jésus-Christ est le « prince des rois de la terre » (Apocalypse 1 : 5).

« Pilate lui dit : Tu es donc roi ? Jésus répondit : Tu le dis, je suis roi. Je suis né et je suis venu dans le monde pour rendre témoignage à la vérité. Quiconque est de la vérité écoute ma voix »
Jean 18 : 37

Les grands rois qui ont marqué l’histoire du peuple d’Israël :

  • Saül
  • David
  • Salomon
  • Ézéchias

Aux temps vétérotestamentaires, la tâche la plus importante dévolue aux sacrificateurs consistait à offrir des sacrifices à Dieu pour l’inciter à user de grâce. Jésus-Christ est un sacrificateur supérieur à tous les autres : il est le véritable souverain sacrificateur. Il a sacrifié sa vie innocente, afin que les hommes puissent être sauvés de la mort spirituelle et obtenir la vie éternelle.
Dans l’Ancien Testament, les souverains sacrificateurs avaient pour tâche de présenter les péchés des hommes à Dieu. À cette fin, ils pénétraient une fois l’an, le jour des Expiations, dans l’espace le plus sacré du temple, le « lieu très saint », en intercédant pour eux. Contrairement aux souverains sacrificateurs de l’Ancienne Alliance, Jésus-Christ n’avait pas besoin d’être réconcilié avec Dieu, car lui-même est le Réconciliateur qui pardonne les péchés.

Mort sacrificatoire (expiatoire) de Jésus : Se reporter aux questions 98. sqq., 177. sqq.

Les grands sacrificateurs de l’Ancien Testament :

  • Melchisédek
  • Aaron
  • Eli
  • Tsadok

Dieu avait promis à Moïse : « Je leur susciterai du milieu de leurs frères un prophète comme toi, je mettrai mes paroles dans sa bouche, et il leur dira tout ce que je lui commanderai » (Deutéronome 18 : 18). Ce prophète, c’est Jésus-Christ.
Prophète, Jésus-Christ prêche la volonté de Dieu. Il montre le chemin de la vie et révèle les choses à venir. Dans ses discours d’adieux, il annonce la venue du Saint-Esprit. Dans le livre de l’Apocalypse, il révèle la marche de l’histoire de la rédemption jusqu’à la nouvelle création.
Ses déclarations sont éternellement valables : « Le ciel et la terre passeront, mais mes paroles ne passeront point » (Marc 13 : 31).

« Car alors, la détresse sera si grande qu’il n’y en a point eu de pareille depuis le commencement du monde jusqu’à présent, et qu’il n’y en aura jamais. Et,si ces jours n’étaient abrégés, personne ne serait sauvé ; mais, à cause des élus, ces jours seront abrégés »
Matthieu 24 : 21-22
« Il y aura des signes dans le soleil, dans la lune et dans les étoiles. Et sur la terre, il y aura de l’angoisse chez les nations qui ne sauront que faire, au bruit de la mer et des flots, les hommes rendant l’âme de terreur dans l’attente de ce qui surviendra pour la terre ; car les puissances des cieux seront ébranlées. Alors on verra le Fils de l’homme venant sur une nuée avec puissance et une grande gloire. Quand ces choses commenceront à arriver, redressez-vous et levez vos têtes, parce que votre délivrance approche »
Luc 21 : 25-28

Les grands prophètes qui ont marqué l’histoire du peuple d’Israël :

  • Moïse
  • Samuel
  • Élie
  • Élisée
  • Jérémie
  • Ésaïe
  • Jean-Baptiste

Les quatre Évangiles du Nouveau Testament témoignent de la vie et de l’oeuvre de Jésus-Christ. Matthieu, Marc, Luc et Jean, les quatre évangélistes et auteurs de ces Évangiles, n’avaient cependant pas l’intention de rédiger une biographie de Jésus, mais bien plutôt de témoigner de la foi que Jésus de Nazareth est le Messie.

Le Messie : Se reporter à la question 112.

Le Fils de Dieu est né, homme, de la vierge Marie. Sa naissance est décrite dans les Évangiles selon Matthieu et Luc. Jésus est né au temps où le roi Hérode régnait sur la Judée et où Auguste était empereur à Rome.
Jésus a réellement vécu ; il est un personnage historique, et non pas un mythe ou une légende.

L’ange Gabriel a transmis à la vierge Marie le message suivant : « Et voici, tu deviendras enceinte, et tu enfanteras un fils, et tu lui donneras le nom de Jésus. Il sera grand et sera appelé Fils du Très-Haut, et le Seigneur Dieu lui donnera le trône de David, son père. Il règnera sur la maison de Jacob éternellement, et son règne n’aura point de fin » (Luc 1 : 31-33).
L’ange a aussi expliqué à Marie qu’elle deviendrait enceinte par la vertu du Saint-Esprit : « Le Saint-Esprit viendra sur toi, et la puissance du Très-Haut te couvrira de son ombre. C’est pourquoi le saint enfant qui naîtra de toi sera appelé Fils de Dieu » (Luc 1 : 35).

Marie était la mère physique de Jésus ; Joseph a adopté Jésus comme son fils, et c’est pourquoi il est évoqué dans l’arbre généalogique de Jésus.

« Jésus […] étant, comme on le croyait, fils de Joseph, fils d’Héli »
Luc 3 : 23

L’empereur Auguste avait ordonné un recensement de la population. À cette fin, chacun devait se rendre dans « sa » ville, c’est-à-dire le lieu d’origine de sa famille. C’est la raison pour laquelle Joseph, qui descendait de David, est allé dans la « ville de David », savoir Bethléhem, avec Marie. Ils n’y ont pas trouvé de lieu d’hébergement. Marie a sans doute donné naissance à son fils dans une étable, car elle l’a déposé dans une mangeoire : « …et elle enfanta son fils premier-né. Elle l’emmaillota, et le coucha dans une crèche, parce qu’il n’y avait pas de place pour eux dans l’hôtellerie » (Luc 2 : 7).
Cette description montre que Dieu s’est fait homme dans des conditions misérables.

Des anges sont apparus aux bergers qui gardaient leurs troupeaux dans les champs, près de Bethléhem, pour leur annoncer la bonne nouvelle : « C’est qu’aujourd’hui, dans la ville de David, il vous est né un Sauveur, qui est le Christ, le Seigneur » (Luc 2 : 11 ; cf. Michée 5 : 1). L’Évangile selon Matthieu rapporte que la naissance de Jésus avait aussi été annoncée par une étoile. Des « mages d’Orient », qui avaient suivi cette étoile, étaient venus à Jérusalem pour adorer le roi « qui vient de naître » : « Où est le roi des Juifs qui vient de naître ? Car nous avons vu son étoile en Orient, et nous sommes venus pour l’adorer » (Matthieu 2 : 2). Le roi Hérode les a envoyés à Bethléhem. « Et voici, l’étoile qu’ils avaient vue en Orient allait devant eux jusqu’au moment où, arrivée au-dessus du lieu où était le petit enfant, elle s’arrêta » (Matthieu 2 : 9).
Ces événements mettent en évidence le caractère unique de la naissance du Fils de Dieu.

Le terme de « mages » désignait des érudits d’Orient se livrant à l’astrologie et à l’interprétation des rêves.

Le roi Hérode croyait qu’un roi venait de naître à Bethléhem, qui, un jour, le chasserait de son trône. Il a donc cherché à faire périr l’enfant. Il a ordonné que fussent tués tous les enfants de Bethléhem âgés de moins de deux ans (cf. Matthieu 2 : 16-18).

Au moyen d’un songe, Dieu a incité Joseph, l’époux de Marie, à fuir en Égypte avec sa femme et leur enfant (cf. Matthieu 2 : 13-14). Après la mort d’Hérode, ils sont retournés à Nazareth, en Galilée.

En Luc 2 : 52, il est dit que Jésus progressait en sagesse, en taille et en grâce aux yeux de Dieu et des hommes. Le passage en Luc 2 : 41-49 rapporte qu’à l’âge de douze ans, Jésus discutait dans le temple avec les docteurs, qui « étaient frappés de son intelligence et de ses réponses. »

« Et Jésus croissait en sagesse, en stature, et en grâce, devant Dieu et devant les hommes »
Luc 2 : 52

Jésus s’est fait baptiser dans le Jourdain, par Jean-Baptiste. Immédiatement après son baptême, le Saint-Esprit est descendu sur Jésus de manière visible. D’une voix se faisant entendre du ciel, Dieu, le Père, a attesté : « Tu es mon Fils bien-aimé ; en toi j’ai mis toute mon affection » (Luc 3 : 22). Cet événement a révélé que Jésus est le Fils de Dieu.

Jésus était exempt de péchés. Malgré cela, il s’est fait baptiser dans le Jourdain par Jean-Baptiste qui baptisait en vue de la repentance. Cet acte baptismal, expression de repentance, montre que Jésus s’est humilié pour suivre la démarche obligatoire pour tout pécheur.

« Jésus lui [= Jean-Baptiste] répondit : Laisse faire maintenant, car il est convenable que nous accomplissions ainsi tout ce qui est juste »
Matthieu 3 : 15

Jésus a été conduit par l’Esprit-Saint dans le désert « pour être tenté par le diable » (Matthieu 4 : 1). Jésus y est resté pendant quarante jours ; le diable a cherché à plusieurs reprises à l’induire en tentation. Jésus a résisté aux tentations et repoussé le diable. Ensuite, des anges sont venus auprès de Jésus pour le servir (cf. Matthieu 4 : 11).

En résistant à ces tentations, Jésus s’est révélé, dès avant son ministère public, comme étant le vainqueur du diable.
Le premier homme, Adam, avait succombé à la tentation du diable. Il était ainsi devenu pécheur et, avec lui, tous les hommes le sont devenus. Contrairement à lui, Jésus est resté exempt de péchés, créant ainsi la condition nécessaire au retour de tous les pécheurs à Dieu.

Le péché originel : Se reporter à la question 482.

Jésus a commencé à enseigner en Galilée, vers l’âge de trente ans (cf. Luc 3 : 23).

Au coeur de l’enseignement de Jésus, il y a la prédication du royaume de Dieu : « Le temps est accompli, et le royaume de Dieu est proche. Repentez-vous, et croyez à la bonne nouvelle » (Marc 1 : 15).

Le « royaume de Dieu » n’est ni un territoire national ni une souveraineté politique. L’expression : le « royaume de Dieu » signifie bien plutôt que Dieu est présent parmi les hommes et qu’il règne. C’est en la personne de Jésus-Christ, le Fils de Dieu, que le « royaume de Dieu » est venu parmi les hommes (cf. Luc 17 : 21). Jésus-Christ est souverain, il instaure la justice, il offre la grâce, il se tourne vers les pauvres et ceux qui ont besoin d’aide, il apporte le salut.
Le « royaume de Dieu » a aussi une dimension future : il débutera par les « noces de l’Agneau » et durera éternellement dans la nouvelle création (cf. Apocalypse 21 : 1-3).

Les noces de l’Agneau : Se reporter aux questions 566. sqq. Le royaume (règne) de paix : Se reporter aux questions 575. sqq. La nouvelle création : Se reporter à la question 581. « Que ton règne vienne ! » : Se reporter à la question 635.

L’Évangile de Matthieu recourt à la notion de « royaume des cieux », équivalente à celle de « royaume de Dieu ».
L’expression : le « royaume de Dieu » désigne la présence et le règne de Dieu parmi les hommes. Ils étaient expérimentables au temps de Jésus. De nos jours aussi, le « royaume de Dieu » est présent ; il est perceptible dans l’Église de Christ, où Jésus-Christ agit au travers de la parole et des sacrements.
Le « royaume de Dieu » à venir fait l’objet d’une attente. Il sera présent lors des « noces de l’Agneau », dans le règne de paix et dans la nouvelle création.

« Se repentir », c’est se détourner du mal pour se tourner vers Dieu. Quiconque se repent est disposé à changer sa disposition pour accomplir la volonté de Dieu.

L’ « Évangile », c’est la « Bonne Nouvelle ». C’est le message de la grâce, de l’amour et de la réconciliation que Dieu nous offre en Jésus-Christ.

Aux yeux du peuple d’Israël, la loi mosaïque jouissait de l’autorité suprême : l’observer, c’était remplir la condition préalable à la véritable relation de l’homme à Dieu. Jésus a montré que son autorité était supérieure à celle de Moïse et qu’il était maître de la loi. Il a résumé la loi en ce seul commandement d’aimer Dieu et d’aimer son prochain comme soi-même (cf. Matthieu 22 : 37-40).

« Ne croyez pas que je sois venu pour abolir la loi ou les prophètes ; je suis venu non pour abolir, mais pour accomplir »
Matthieu 5 : 17
« Jésus lui répondit : Tu aimeras le Seigneur, ton Dieu, de tout ton coeur, de toute ton âme, et de toute ta pensée (Deutéronome 6 : 5). C’est le premier et le plus grand commandement. Et voici le second, qui lui est semblable : Tu aimeras ton prochain comme toimême (Lévitique 19 : 18). De ces deux commandements dépendent toute la loi et les prophètes »
Matthieu 22 : 37-40

Jésus a appelé des disciples (cf. Marc 1 : 16 sqq.). Parmi eux, il en a établi douze, « [auxquels il donna le nom d’apôtres (NdT : cf. BFC, NBS, S21)] pour les avoir avec lui, et pour les envoyer prêcher » (cf. Marc 3 : 14-15).

Sont disciples de Jésus ceux qui suivent l’Évangile en paroles et en actes.

Les miracles accomplis par le Fils de Dieu sont variés : guérisons, exorcismes, résurrections, miracles de la domination sur la nature, de la multiplication de la nourriture, de l’abondance de dons.

Jésus a fait des miracles pour montrer qu’en lui le Tout-Puissant, qui est aussi l’Aimant, se tourne avec miséricorde vers l’homme souffrant. Les miracles révèlent la gloire du Fils de Dieu et son autorité divine.

Les Évangiles rapportent que Jésus a guéri des aveugles, des paralytiques, des sourds et des lépreux. Ces guérisons renvoient à la nature divine de Jésus-Christ qui agissait de la manière dont Dieu parlait de lui-même à Israël : « Je suis l’Éternel qui te guérit » (Exode 15 : 26). Il y a toujours un rapport étroit entre ces guérisons miraculeuses et la foi (cf. notamment Luc 18 : 35-43).

Les Évangiles racontent que Jésus chassait les démons qui, à cette époque-là, étaient aussi considérés comme provoquant des maladies, en vue de guérir les gens. Même les démons reconnaissaient en Jésus-Christ le Seigneur (cf. Marc 3 : 11).

Le Nouveau Testament appelle « démons » de mauvais esprits, opposés à Dieu, qui, selon la conception antique, cherchaient à dominer les hommes et étaient aussi à l’origine de certaines maladies.

Les Évangiles rapportent trois cas, où le Seigneur a ramené trois personnes mortes à la vie : la fille de Jaïrus (cf. Matthieu 9 : 18-26), le jeune homme de Naïn (cf. Luc 7 : 13-15) et Lazare, le frère de Marie et de Marthe (cf. Jean 11 : 1-44).
Ces résurrections montrent que Jésus-Christ domine aussi sur la mort. Elles renvoient en même temps à l’espérance qu’un jour les morts ressusciteront pour la vie éternelle.

Jésus avait le pouvoir de commander le vent et la mer qui lui « obéissaient » (cf. Matthieu 8 : 27) : La tempête sévissait, et, lorsqu’il l’a commandé, le vent est tombé, et les eaux se sont apaisées. Jésus a montré ainsi son pouvoir sur les éléments.
Cette domination de Jésus sur les forces de la nature souligne le fait que le Fils de Dieu, comme Dieu, le Père, est Créateur (cf. Jean 1 : 1-3).

Tous les Évangiles rapportent que Jésus a nourri cinq mille hommes à l’aide de cinq pains et de deux poissons (cf. par exemple : Marc 6 : 30-44). Les Évangiles selon Matthieu et Marc évoquent de surcroît une foule de quatre mille hommes nourrie par Jésus (cf. Matthieu 15 : 32- 39 et Marc 8 : 1-9).
Ces miracles rappellent que, lors de la pérégrination du peuple d’Israël à travers le désert, Dieu lui avait procuré de la nourriture (la manne). Ces événements renvoient aussi à la sainte cène.

Jésus a aussi fait des miracles, grâce auxquels des hommes ont été comblés de dons terrestres. La pêche miraculeuse de Pierre en est un exemple. Avec d’autres pêcheurs, Pierre avait pêché toute la nuit sans rien prendre. Sur la parole de Jésus, les pêcheurs ont jeté une nouvelle fois les filets et, cette fois-ci, ils ont pris une énorme quantité de poissons, au point que les filets menaçaient de rompre et leurs barques de chavirer (cf. Luc 5 : 1-11).
Lors des noces de Cana, Jésus avait changé l’eau en vin (cf. Jean 2 : 1-11). Il s’agit, là encore, d’un miracle de l’abondance de dons et, par conséquent, d’un signe de la divinité de Jésus-Christ.

Jésus prêchait. Son sermon le plus célèbre est le « Sermon sur la montagne », qui commence par les béatitudes.

Les béatitudes
„Heureux les pauvres en esprit, car le royaume des cieux est à eux !
Heureux les affligés, car ils seront consolés !
Heureux les humbles de coeur, car ils hériteront la terre !
Heureux ceux qui ont faim et soif de la justice, car ils seront rassasiés !
Heureux les miséricordieux, car ils obtiendront miséricorde !
Heureux ceux qui ont le coeur pur, car ils verront Dieu !
Heureux ceux qui procurent la paix, car ils seront appelés fils de Dieu !
Heureux ceux qui sont persécutés pour la justice, car le royaume des cieux est à eux !
Heureux serez-vous, lorsqu’on vous outragera, qu’on vous persécutera et qu’on dira faussement de vous toute sorte de mal, à cause de moi »
Matthieu 5 : 3-11

C’est dans l’Évangile selon Matthieu que se trouvent les « béatitudes » extraites du Sermon sur la montagne. Par elles, Jésus montre comment on peut avoir part à ce « royaume des cieux » qui est devenu présent en lui. Il dit « heureux » les hommes qui appliquent ce qui y est recommandé.

Le royaume des cieux : Se reporter à la question 135.

Dans ses discours, Jésus parlait souvent en paraboles, c’est-à-dire sous forme de récits imagés. Ces histoires étaient empruntées à l’univers quotidien de ses auditeurs, donc facilement compréhensibles par eux. Grâce à ces paraboles, Jésus a illustré des éléments essentiels de l’Évangile.
Les trois premiers Évangiles contiennent plus d’une quarantaine de paraboles.

« Jésus dit à la foule toutes ces choses en paraboles, et il ne lui parlait point sans parabole, afin que s’accomplisse ce qui avait été annoncé par le prophète : J’ouvrirai ma bouche en paraboles, Je publierai des choses cachées depuis la création du monde » Matthieu 13 : 34-35

Au moyen de ses paraboles, Jésus illustrait des déclarations essentielles sur le royaume de Dieu, sur le commandement de l’amour du prochain, sur la mentalité de l’homme et sur l’avènement du Fils de l’homme.

Le royaume de Dieu : Se reporter à l’explication de la question 135. Le Fils de l’homme : Se reporter à la question 114.

Jésus l’a expliqué au moyen de la parabole du grain de sénevé, montrant ainsi les débuts modestes du royaume de Dieu et sa croissance.

« Le royaume des cieux est semblable à un grain de sénevé qu’un homme a pris et semé dans son champ. C’est la plus petite de toutes les semences ; mais, quand il a poussé, il est plus grand que les légumes et devient un arbre, de sorte que les oiseaux du ciel viennent habiter dans ses branches. Il leur dit cette autre parabole : Le royaume des cieux est semblable à du levain qu’une femme a pris et mis dans trois mesures de farine, jusqu’à ce que toute la pâte soit levée »
Matthieu 13 : 31-33

La parabole de la perle de grand prix montre l’homme qui reconnaît la richesse cachée en Jésus-Christ, la reçoit et l’échange contre tout le reste. Jésus souligne cette démarche en un autre endroit, en disant : « Cherchez premièrement le royaume […] de Dieu… » (Matthieu 6 : 33).

« Le royaume des cieux est encore semblable à un trésor caché dans un champ. L’homme qui l’a trouvé le cache ; et, dans sa joie, il va vendre tout ce qu’il a, et achète ce champ. Le royaume des cieux est encore semblable à un marchand qui cherche de belles perles. Il a trouvé une perle de grand prix ; et il est allé vendre tout ce qu’il avait, et l’a achetée »
Matthieu 13 : 44-46
« Cherchez premièrement le royaume et la justice de Dieu ; et toutes ces choses vous seront données par-dessus »
Matthieu 6 : 33

À l’aide de la parabole de la brebis perdue, Jésus a montré que Dieu se soucie de tous les hommes, y compris de ceux qui semblent perdus. La parabole du fils perdu met en évidence l’amour que Dieu porte au pécheur.

« Mais il leur dit cette parabole : Lequel d’entre vous, s’il a cent brebis, et qu’il en perde une, ne laisse les quatrevingt-dix-neuf autres dans le désert pour aller à la recherche de celle qui est perdue, jusqu’à ce qu’il la trouve ? Lorsqu’il l’a trouvée, il la met avec joie sur ses épaules, et, de retour à la maison, il appelle ses amis et ses voisins, et leur dit : Réjouissez-vous avec moi, car j’ai trouvé ma brebis qui était perdue. De même, je vous le dis, il y aura plus de joie dans le ciel pour un seul pécheur qui se repent, que pour quatre-vingt-dix-neuf justes qui n’ont pas besoin de repentance »
Luc 15 : 3-7

Les plus grands commandements sont ceux de l’amour de Dieu et du prochain. À l’aide de l’histoire du bon Samaritain, Jésus a montré qui est le prochain et ce qu’implique l’amour du prochain, savoir ne pas fermer les yeux à la vue de la détresse d’autrui, mais porter secours.

Le double commandement de l’amour : Se reporter aux questions 282. sqq.

« Jésus reprit la parole, et dit : Un homme descendait de Jérusalem à Jéricho. Il tomba au milieu des brigands, qui le dépouillèrent, le chargèrent de coups, et s’en allèrent, le laissant à demi mort. Un sacrificateur, qui fortuitement descendait par le même chemin, ayant vu cet homme, passa outre. Un Lévite, qui arriva aussi dans ce lieu, l’ayant vu, passa outre. Mais un Samaritain, qui voyageait, étant venu là, fut ému de compassion lorsqu’il le vit. Il s’approcha, et banda ses plaies, en y versant de l’huile et du vin ; puis il le mit sur sa propre monture, le conduisit à une hôtellerie, et prit soin de lui. Le lendemain, il tira deux deniers, les donna à l’hôte, et dit : Aie soin de lui, et ce que tu dépenseras de plus, je te le rendrai à mon retour »
Luc 10 : 30-35

La parabole du pharisien et du publicain montre ceci : Seul est justifié celui qui s’approche humblement de Dieu pour quémander sa grâce, et non pas celui qui se vante de ce qu’il sait faire, de ce qu’il possède et de ce qu’il est.
La parabole du méchant serviteur appelle ceux qui ont bénéficié de la grâce de Dieu à se montrer miséricordieux à leur tour à l’égard d’autrui. Celui qui discerne la grandeur de l’amour de Dieu aspire à se réconcilier avec son prochain.

« Il dit encore cette parabole, en vue de certaines personnes se persuadant qu’elles étaient justes, et ne faisant aucun cas des autres : Deux hommes montèrent au temple pour prier ; l’un était pharisien, et l’autre publicain. Le pharisien, debout, priait ainsi en lui-même : O Dieu, je te rends grâces de ce que je ne suis pas comme le reste des hommes, qui sont ravisseurs, injustes, adultères, ou même comme ce publicain ; je jeûne deux fois par semaine, je donne la dîme de tous mes revenus. Le publicain, se tenant à distance, n’osait même pas lever les yeux au ciel ; mais il se frappait la poitrine, en disant : O Dieu, sois apaisé envers moi, qui suis un pécheur. Je vous le dis, celui-ci descendit dans sa maison justifié, plutôt que l’autre. Car quiconque s’élève sera abaissé, et celui qui s’abaisse sera élevé »
Luc 18 : 9-14

« Alors Pierre s’approcha de lui, et dit : Seigneur, combien de fois pardonneraije à mon frère, lorsqu’il péchera contre moi ? Sera-ce jusqu’à sept fois ? Jésus lui dit : Je ne te dis pas jusqu’à sept fois, mais jusqu’à soixante-dix fois sept fois. C’est pourquoi, le royaume des cieux est semblable à un roi qui voulut faire rendre compte à ses serviteurs. Quand il se mit à compter, on lui en amena un qui devait dix mille talents. Comme il n’avait pas de quoi payer, son maître ordonna qu’il soit vendu, lui, sa femme, ses enfants, et tout ce qu’il avait, et que la dette soit acquittée. Le serviteur, se jetant à terre, se prosterna devant lui, et dit : Seigneur, aie patience envers moi, et je te paierai tout. Ému de compassion, le maître de ce serviteur le laissa aller, et lui remit la dette. Après qu’il fut sorti, ce serviteur rencontra un de ses compagnons qui lui devait cent deniers. Il le saisit et l’étranglait, en disant : Paie ce que tu me dois. Son compagnon, se jetant à terre, le suppliait, disant : Aie patience envers moi, et je te paierai. Mais l’autre ne voulut pas, et il alla le jeter en prison, jusqu’à ce qu’il ait payé ce qu’il devait. Ses compagnons, ayant vu ce qui était arrivé, furent profondément attristés, et ils allèrent raconter à leur maître tout ce qui s’était passé. Alors le maître fit appeler ce serviteur, et lui dit : Méchant serviteur, je t’avais remis en entier ta dette, parce que tu m’en avais supplié ; ne devais-tu pas aussi avoir pitié de ton compagnon, comme j’ai eu pitié de toi ? Et son maître, irrité, le livra aux bourreaux, jusqu’à ce qu’il ait payé tout ce qu’il devait. C’est ainsi que mon Père céleste vous traitera, si chacun de vous ne pardonne à son frère de tout son coeur »
Matthieu 18 : 21-35

C’est de son retour que parlait Jésus- Christ dans les paraboles de l’avènement du Fils de l’homme.
Le passage en Matthieu 24 : 37-39 fait une comparaison entre l’époque qui précède le retour de Jésus et celle de Noé. L’idée maîtresse en est que le retour de Christ sera soudain et surprendra tout le monde.
Le même message est véhiculé par la parabole des dix vierges (cf. Matthieu 25 : 1-13). Nous en tirons la leçon suivante : Il faut veiller afin d’être prêt en vue du retour du Seigneur.

« Ce qui arriva du temps de Noé arrivera de même à l’avènement du Fils de l’homme. Car, dans les jours qui précédèrent le déluge, les hommes mangeaient et buvaient, se mariaient et mariaient leurs enfants, jusqu’au jour où Noé entra dans l’arche ; et ils ne se doutèrent de rien, jusqu’à ce que le déluge vienne et les emporte tous : il en sera de même à l’avènement du Fils de l’homme »
Matthieu 24 : 37-39
Alors le royaume des cieux sera semblable à dix vierges qui, ayant pris leurs lampes, allèrent à la rencontre de l’époux. Cinq d’entre elles étaient folles, et cinq sages. Les folles, en prenant leurs lampes, ne prirent point d’huile avec elles ; mais les sages prirent, avec leurs lampes, de l’huile dans des vases. Comme l’époux tardait, toutes s’assoupirent et s’endormirent. Au milieu de la nuit, on cria : Voici l’époux, allez à sa rencontre ! Alors toutes ces vierges se réveillèrent, et préparèrent leurs lampes. Les folles dirent aux sages : Donnez-nous de votre huile, car nos lampes s’éteignent. Les sages répondirent : Non ; il n’y en aurait pas assez pour nous et pour vous ; allez plutôt chez ceux qui en vendent, et achetez-en pour vous. Pendant qu’elles allaient en acheter, l’époux arriva ; celles qui étaient prêtes entrèrent avec lui dans la salle des noces, et la porte fut fermée. Plus tard, les autres vierges vinrent, et dirent : Seigneur, Seigneur, ouvre-nous. Mais il répondit, Je vous le dis en vérité, je ne vous connais pas. Veillez donc, puisque vous ne savez ni le jour, ni l’heure »
Matthieu 25 : 1-13

Dans l’Évangile selon Jean, il y a des déclarations de Jésus que l’on peut qualifier de « paroles imagées ». À travers elles, Jésus révèle sa nature. Sept déclarations remarquables de Jésus commencent par les paroles : « Je suis ». En images, il se présente ainsi comme étant le « pain de vie » (Jean 6 : 35), la « lumière du monde » (Jean 8 : 12), la « porte » du salut (Jean 10 : 9), le « bon Berger » (Jean 10 : 11) et le « cep » (Jean 15 : 5). De surcroît, Jésus dit encore de lui qu’il est la « résurrection » (Jean 11 : 25), le « chemin, la vérité et la vie » (Jean 14 : 6).
Tout cela signifie que seul Jésus donne accès à Dieu, le Père, et qu’il est l’auteur du salut.

Les douze apôtres étaient particulièrement proches de Jésus ; avec eux, il entretenait une relation toute de confiance:

  • Lorsque d’autres disciples, ne comprenant pas Jésus, ont cessé de le suivre, les apôtres sont restés auprès de lui, professant qu’il était le Christ (cf. Jean 6 : 66-69).
  • Seuls les apôtres étaient auprès de lui, lorsqu’il a institué la sainte cène (cf. Luc 22 : 14 sqq.).
  • En leur lavant les pieds, Jésus a donné un exemple à des apôtres : celui du service dans l’humilité (cf. Jean 13 : 4 sqq.).
  • C’est aux apôtres qu’avant de mourir il a adressé ses discours d’adieux consignés dans l’Évangile selon Jean, des chapitres 13 à 16, leur promettant la venue du Saint-Esprit.
  • C’est aux apôtres qu’il a fait la promesse de revenir (cf. Jean 14 : 3).
  • C’est aux apôtres qu’il s’est montré à plusieurs reprises après sa résurrection (cf. Actes 1 : 2-3).
  • C’est aux apôtres qu’avant son ascension il a donné cet ordre : « Allez, faites de toutes les nations des disciples, les baptisant au nom du Père, du Fils et du Saint-Esprit, et enseignez-leur à observer tout ce que je vous ai prescrit » (Matthieu 28 : 19-20).

« Après qu’il eut souffert, il leur apparut vivant, et leur en donna plusieurs preuves, se montrant à eux pendant quarante jours, et parlant des choses qui concernent le royaume de Dieu »
Actes 1 : 3
« [Jésus] se leva de table, ôta ses vêtements, et prit un linge, dont il se ceignit. Ensuite il versa de l’eau dans un bassin, et il se mit à laver les pieds des disciples, et à les essuyer avec le linge dont il était ceint. […] Car je vous ai donné un exemple, afin que vous fassiez comme je vous ai fait »
Jean 13 : 4-5.15

C’est par son entrée à Jérusalem qu’a commencé, pour Jésus, le temps de la Passion : « Lorsqu’ils approchèrent de Jérusalem, […] Jésus envoya deux de ses disciples, en leur disant : Allez au village qui est devant vous ; dès que vous y serez entrés, vous trouverez un ânon attaché, sur lequel aucun homme ne s’est encore assis ; détachez, et amenez-le. Si quelqu’un vous dit : Pourquoi faitesvous cela ? Répondez : Le Seigneur en a besoin. […] Ils amenèrent à Jésus l’ânon, sur lequel ils jetèrent leurs vêtements, et Jésus s’assit dessus. Beaucoup de gens étendirent leurs vêtements sur le chemin, et d’autres des branches qu’ils coupèrent dans les champs. Ceux qui précédaient et ceux qui suivaient Jésus criaient : Hosanna ! Béni soit celui qui vient au nom du Seigneur ! » (Marc 11 : 1-9). Malgré ces cris de joie et d’allégresse, Jésus savait que l’humeur de la foule ne tarderait pas à changer du tout au tout, et qu’il allait devoir gravir son calvaire.

Pour décrire les souffrances de Jésus-Christ, on parle souvent du temps de sa « Passion », du latin « passio », qui signifie « souffrir ».

« Sois transportée d’allégresse, fille de Sion ! Pousse des cris de joie, fille de Jérusalem ! Voici, ton roi vient à toi ; il est juste et victorieux, il est humble et monté sur un âne, sur un âne, le petit d’une ânesse »
Zacharie 9 : 9

Jésus a purifié le temple, en en chassant les marchands et les changeurs. En agissant ainsi, il a montré que le temple, la maison de Dieu, est un lieu saint, et non pas un lieu de commerce (cf. Marc 11 : 15-17).
À Béthanie, Jésus a été oint d’un parfum de nard pur, ce qu’il a considéré comme un embaumement par avance de son corps, en vue de sa mort prochaine (cf. Marc 14 : 8), car, en ce temps-là, on oignait les morts d’huile précieuse.
Parmi les pharisiens et les sadducéens, dont faisaient partie les principaux sacrificateurs, Jésus avait beaucoup d’ennemis qui projetaient de le tuer. Il était de plus en plus menacé.

Le nard : Le nard est une plante aromatique qui pousse sur les hauteurs de l’Himalaya (notamment en Inde, au Bhoutan et au Népal), dont on tirait un onguent odorant que l’on ajoutait à l’huile destinée à l’onction. Dès l’Antiquité, on faisait commerce du nard dans l’espace méditerranéen ; c’est sa provenance lointaine qui explique son prix élevé.
Les pharisiens et les sadducéens faisaient partie des groupes religieux les plus connus au sein du judaïsme contemporain du ministère public de Jésus.
Les pharisiens s’efforçaient de suivre scrupuleusement les prescriptions de la loi mosaïque pour gagner les faveurs de Dieu au moyen de leurs oeuvres. Dans les Évangiles, cette forme de piété est fréquemment critiquée, parce qu’elle peut déboucher sur l’infatuation de soi et l’hypocrisie. Les pharisiens sont à l’origine du judaïsme actuel.
Les sadducéens refusaient de croire aux anges et à la résurrection des morts. De leur groupe faisaient partie avant tout les couches aisées de la société et les sacrificateurs du temple de Jérusalem. Après la destruction du temple, le mouvement sadducéen s’est dissous au sein du judaïsme.
Outre les pharisiens et les sadducéens, le troisième groupe important au sein du judaïsme antique était celui des Esséniens.

Avant la Pâque, l’un des douze apôtres, Judas Iscariot, est allé trouver les ennemis de Jésus : « Alors l’un des douze, appelé Judas Iscariot, alla vers les principaux sacrificateurs, et dit : Que voulez-vous me donner, et je vous le livrerai ? » (Matthieu 26 : 14-15). Ils lui ont proposé trente pièces d’argent, soit la valeur généralement attribuée à un esclave. Ainsi s’accomplissait une parole du prophète Zacharie (cf. Zacharie 11 : 12-13), selon laquelle le Seigneur était ravalé au rang d’un esclave (cf. Exode 21 : 32).

« Je leur dis : Si vous le trouvez bon, donnez-moi mon salaire ; sinon, ne le donnez pas. Et ils pesèrent pour mon salaire trente sicles d’argent. L’Eternel me dit : Jette-le au potier, ce prix magnifique auquel ils m’ont estimé ! Et je pris les trente sicles d’argent, et je les jetai dans la maison de l’Eternel, pour le potier »
Zacharie 11 : 12-13

À l’occasion de la Pâque, Jésus était à table avec ses douze apôtres, pour le repas. Judas Iscariot, qui, auparavant, avait rencontré les ennemis de Jésus pour le trahir, était aussi présent.
Tandis qu’ils étaient ainsi attablés, le Seigneur a institué la sainte cène : « Pendant qu’ils mangeaient, Jésus prit du pain ; et, après avoir rendu grâces, il le rompit, et le donna aux disciples, en disant : Prenez, mangez, ceci est mon corps. Il prit ensuite une coupe ; et, après avoir rendu grâces, il la leur donna, en disant : Buvez-en tous ; car ceci est mon sang, le sang de l’alliance, qui est répandu pour beaucoup, pour le pardon des péchés » (Matthieu 26 : 26-28).
Pendant ce repas, Jésus a désigné le traître, Judas Iscariot, qui s’est alors hâté de partir. « Il faisait nuit » (Jean 13 : 30).

La sainte cène : Se reporter aux questions 494. sqq.

Après l’institution de la Cène, Jésus s’est rendu dans le jardin de Gethsémané avec les onze apôtres qui étaient restés auprès de lui. La nature humaine du Fils de Dieu se montre à la peur qu’il éprouve dans la perspective de sa mort à la croix. Humblement, il s’est mis à genoux pour la combattre au moyen de la prière : « Père, si tu voulais éloigner de moi cette coupe ! Toutefois, que ma volonté ne se fasse pas, mais la tienne » (Luc 22 : 42). Jésus s’est donc entièrement soumis à la volonté de son Père : il était disposé à consentir le sacrifice de sa vie. Un ange est alors apparu, pour le fortifier (cf. Luc 22 : 43). Les apôtres, quant à eux, s’étaient endormis. Peu de temps après, Jésus a été arrêté.

Tandis que Jésus demandait aux apôtres de veiller avec lui, une foule de gens armés, envoyée par les principaux sacrificateurs, est arrivée. Judas Iscariot les a menés auprès de Jésus qu’il a trahi au moyen d’un baiser : « Celui à qui je donnerai un baiser, c’est lui ; saisissez-le » (Matthieu 26 : 48).

« Et il vint vers les disciples, qu’il trouva endormis, et il dit à Pierre : Vous n’avez donc pu veiller une heure avec moi ! Veillez et priez, afin que vous ne tombiez pas dans la tentation ; l’esprit est bien disposé, mais la chair est faible »
Matthieu 26 : 40-41

Simon Pierre a tiré l’épée pour protéger Jésus et a coupé l’oreille d’un serviteur du souverain sacrificateur (cf. Jean 18 : 10). Jésus l’a alors retenu et a guéri le serviteur.
Jésus n’a pas fait usage de son pouvoir divin ; il s’est laissé arrêter. Les apôtres l’ont alors abandonné et pris la fuite.
Lorsqu’au cours de cette nuit Simon Pierre a été accusé d’être un disciple de Jésus, il l’a démenti, reniant le Seigneur à trois reprises.

« Cependant, Pierre était assis dehors dans la cour. Une servante s’approcha de lui, et dit : Toi aussi, tu étais avec Jésus le Galiléen. Mais il le nia devant tous, disant : Je ne sais ce que tu veux dire. Comme il se dirigeait vers la porte, une autre servante le vit, et dit à ceux qui se trouvaient là : Celui-ci était aussi avec Jésus de Nazareth. Il le nia de nouveau, avec serment : Je ne connais pas cet homme. Peu après, ceux qui étaient là, s’étant approchés, dirent à Pierre : Certainement tu es aussi de ces gens-là, car ton langage te fait reconnaître. Alors il se mit à faire des imprécations et à jurer : Je ne connais pas cet homme. Aussitôt le coq chanta. Et Pierre se souvint de la parole que Jésus avait dite : Avant que le coq chante, tu me renieras trois fois. Et étant sorti, il pleura amèrement »
Matthieu 26 : 69-75

Non, Jésus connaissait les faiblesses humaines de ses apôtres, et il ne leur en a pas fait reproche. Après sa résurrection, il s’est présenté en leur milieu, en leur adressant son salut de paix.

Le sanhédrin, les principaux sacrificateurs et les scribes ont condamné Jésus à mort pour blasphème. À leurs yeux, son blasphème consistait en le fait de s’être proclamé Fils de Dieu.

Après que Jésus avait été condamné à mort, Judas Iscariot a été pris de remords : il a rapporté les trente pièces d’argent aux principaux sacrificateurs, mais ceux-ci n’ont plus voulu avoir à faire avec lui. Alors il a jeté l’argent dans le temple et est allé se pendre (cf. Matthieu 27 : 1-5).

Après que Jésus avait été condamné par le sanhédrin, la plus haute autorité en Judée, il a été interrogé par Ponce Pilate, le gouverneur romain, détenteur de l’autorité judiciaire, les Juifs vivant alors sous la domination des Romains.
Pilate, tenant Jésus pour innocent, l’a fait remettre à Hérode (Antipas), le roi des Juifs. Cependant, les Romains ayant interdit aux Juifs d’appliquer la peine de mort, Hérode a renvoyé Jésus devant Ponce Pilate. Celui-ci l’a alors fait flageller. La foule a exigé que Jésus fût crucifié, lui reprochant de s’être proclamé « roi des Juifs » et ainsi élevé contre l’empereur romain, ce qui était puni de mort (cf. Jean 19 : 12).
Pilate pensait connaître un moyen de rendre la liberté à Jésus : À l’occasion de la Pâque, il était de coutume de gracier un condamné, aussi Pilate a-t-il proposé à la foule de choisir entre Jésus et Barabbas, un brigand. Excitée par les principaux sacrificateurs et les anciens, la foule a choisi Barabbas. Dans le but d’exprimer qu’il ne se sentait plus responsable de la suite des événements, Ponce Pilate s’est lavé les mains en présence de la foule, en disant : « Je suis innocent du sang de ce juste » (Matthieu 27 : 24). Puis il a fait une fois encore battre Jésus de verges et l’a livré aux soldats en vue de sa crucifixion.

Jésus est né sous le règne d’Hérode Ier. Sa comparution devant Ponce Pilate a eu lieu, quand Hérode Antipas, fils d’Hérode Ier, régnait en Galilée. La flagellation était un châtiment corporel, une torture antique, lors de laquelle les condamnés étaient frappés à l’aide de fouets, de lanières, de tiges souples ou de verges. Les Évangiles évoquent la flagellation de Jésus ; le livre des Actes des Apôtres rapporte d’autres flagellations subies par les apôtres.

Jésus a subi sans mot dire tous ces mauvais traitements, humiliations et médisances. Lorsque, pour se moquer de lui, on l’a coiffé d’une couronne d’épines, il a supporté l’outrage en faisant preuve de dignité.

C’est à Golgotha que Jésus a été cloué à la croix. Deux malfaiteurs ont été crucifiés avec lui. La croix de Jésus se dressait entre les deux autres, faisant s’accomplir ainsi la prophétie en Ésaïe 53 : 12 : Le Seigneur a été mis au nombre des malfaiteurs et traité comme tel. Les grandes souffrances de Jésus se sont terminées par une cruelle agonie, longue de plusieurs heures.

La crucifixion était un mode d’exécution habituel dans l’Antiquité, synonyme, pour le condamné, d’une mort lente et atroce. On le liait ou le clouait à un poteau vertical muni ou non d’une poutre transversale.

Du fait de l’intervention du gouverneur romain, la condamnation et l’exécution de Jésus ne sont pas imputables seulement au peuple juif : des païens y ont aussi participé.
Tous les hommes de toutes les époques sont pécheurs, donc coupables. Jésus est mort pour les péchés de tous les hommes, et c’est pourquoi, en fin de compte, tous les hommes sont responsables de la mort de Jésus.

Diversement rapportées dans les Évangiles, les dernières paroles de Jésus sont traditionnellement classées dans l’ordre suivant :
« Père, pardonne-leur, car ils ne savent ce qu’ils font » (Luc 23 : 34).
Jésus a intercédé en faveur de tous ceux qui l’avaient fait crucifier, sans avoir conscience de la portée de leurs actes. Ce faisant, Jésus a accompli, d’une manière sans pareille, le commandement de l’amour des ennemis (cf. Matthieu 5 : 44-45.48).
« Je te le dis en vérité, aujourd’hui tu seras avec moi dans le paradis » (Luc 23 : 43).
Jésus s’adressait ici au malfaiteur repentant qui avait imploré sa grâce et l’avait professé comme étant le Seigneur. Ce « paradis » est le séjour des pieux et des justes dans l’au-delà.
« Femme, voilà ton fils. » – « Voilà ta mère » (Jean 19 : 26.27).
Jésus a confié sa mère, Marie, à l’apôtre Jean. Ici se révèlent la sollicitude et l’amour de Christ qui, malgré sa propre détresse, s’engage encore pour son prochain.
La tradition chrétienne voit en Marie le symbole de l’Église. Celle-ci est confiée à la garde et à la protection de l’apostolat représenté par Jean.
« Mon Dieu, mon Dieu, pourquoi m’astu abandonné ? » (Marc 15 : 34).
Par ces paroles extraites du Psaume 22, les Juifs pieux s’adressent à Dieu, à l’approche de leur mort. Ils déplorent ainsi d’une part le sentiment qu’ils ont de son éloignement, mais témoignent cependant d’autre part leur foi en sa toute-puissance et en sa grâce. Jésus s’est approprié lui aussi cette déclaration habituelle des hommes au moment de leur agonie.
« J’ai soif » (Jean 19 : 28).
Dans son agonie, Jésus avait soif et demandait à boire.
Il y a un lien entre cette parole et le passage en Psaumes 69: 22 : « Ils mettent du fiel dans ma nourriture, et, pour apaiser ma soif, ils m’abreuvent de vinaigre.
» Elle est aussi interprétée dans le sens où Jésus a bu le calice amer jusqu’à la lie, c’est-à-dire qu’il a souffert jusqu’au bout.
« Tout est accompli » (Jean 19 : 30).
C’était environ à la neuvième heure, en début d’après-midi, que ces paroles ont été prononcées. Jésus a consenti le sacrifice de sa vie pour la rédemption des hommes.
« Père, je remets mon esprit entre tes mains » (Luc 23 : 46).
À l’évidence, même face à la mort, Jésus-Christ faisait entièrement confiance à son Père.

Quand Jésus est mort à la croix, la terre a tremblé, et des rochers se sont fendus. Le voile qui, dans le temple, séparait le lieu saint du lieu très saint, s’est déchiré. La mort de Jésus-Christ a rendu caduc le culte sacrificiel de l’Ancienne Alliance ; par son sacrifice, l’accès à Dieu a été ouvert.
Sentant la terre trembler, le centenier romain et ses soldats qui gardaient Jésus, se sont écriés : « Assurément, cet homme était Fils de Dieu » (Matthieu 27 : 54). De cette manière, même des païens ont attesté que Jésus est Fils de Dieu.

Ancienne Alliance – Nouvelle Alliance : Sur le mont Sinaï, Dieu avait conclu une alliance avec le peuple d’Israël, les descendants d’Abraham, d’Isaac et de Jacob. Le signe de cette Ancienne Alliance était la circoncision. Fait aussi partie de l’Ancienne Alliance la loi mosaïque, par laquelle s’exprime la volonté de Dieu. La mort sacrificatoire de Jésus fonde la Nouvelle Alliance. Cette Nouvelle Alliance n’inclut plus seulement les Juifs, mais tous les hommes. C’est par le baptême d’eau qu’on intègre la Nouvelle Alliance.

Joseph d’Arimathée, un membre du sanhédrin, a demandé à Pilate la permission de prendre le corps de Jésus, pour le mettre dans un tombeau. Avec Nicodème, qui était un jour allé trouver le Seigneur et avait été enseigné par lui (cf. Jean 3 : 1-2), il a ensuite déposé le corps dans un sépulcre neuf. Une pierre a été roulée devant l’entrée du tombeau que les principaux sacrificateurs ont fait garder par des soldats, de peur que les disciples ne subtilisent le corps de Jésus.

« Le lendemain, qui était le jour après la préparation, les principaux sacrificateurs et les pharisiens allèrent ensemble auprès de Pilate, et dirent : Seigneur, nous nous souvenons que cet imposteur a dit, quand il vivait encore : Après trois jours je ressusciterai. Ordonne donc que le sépulcre soit gardé jusqu’au troisième jour, afin que ses disciples ne viennent pas dérober le corps, et dire au peuple : Il est ressuscité des morts. Cette dernière imposture serait pire que la première. Pilate leur dit : Vous avez une garde ; allez, gardez-le comme vous l’entendez. Ils s’en allèrent, et s’assurèrent du sépulcre au moyen de la garde, après avoir scellé la pierre »
Matthieu 27 : 62-66

Dieu, le Fils, s’est incarné en Jésus ; il est venu en ce monde pour porter les péchés des hommes. C’est de son plein gré et animé d’amour divin qu’il a consenti le sacrifice de sa vie, pour délivrer les hommes de la mort. Si le pouvoir du péché est grand, celui de l’amour divin est plus grand encore et se manifeste dans le fait que Jésus-Christ a offert sa vie en sacrifice.

Délivrance de la mort spirituelle / Rédemption : Se reporter aux questions 89.-90., 108.-109., 215.-216.

« Il n’y a pas de plus grand amour que de donner sa vie pour ses amis »
Jean 15 : 13

La mort sacrificatoire de Jésus constitue le fondement de la nouvelle relation de l’homme à Dieu. L’homme pécheur peut revenir auprès de Dieu.

Oui, en Ésaïe 53 : 3-5 il est question d’un serviteur de Dieu humilié et souffrant : « Méprisé et abandonné des hommes, homme de douleur et habitué à la souffrance, semblable à celui dont on détourne le visage […]. Cependant, ce sont nos souffrances qu’il a portées, c’est de nos douleurs qu’il s’est chargé […] Le châtiment qui nous donne la paix est tombé sur lui, et c’est par ses meurtrissures que nous sommes guéris. » Ce sont là autant d’indications au sujet du calvaire et de la mort sacrificatoire de Jésus-Christ.

Oui, à plusieurs reprises, Jésus a fait allusion à ses souffrances et à sa mort, et même à sa résurrection.
Après que Pierre lui avait dit: « [Tu es] le Christ de Dieu », Jésus a évoqué ses souffrances et sa mort prochaines : « … il fallait que le Fils de l’homme souffre beaucoup, qu’il soit rejeté par les anciens, par les principaux sacrificateurs et par les scribes, qu’il soit mis à mort, et qu’il ressuscite le troisième jour » (cf. Luc 9 : 20-22).
Jésus avait fait une déclaration semblable après les événements de la montagne de la Transfiguration : « Le Fils de l’homme sera livré entre les mains des hommes ; ils le feront mourir, et, trois jours après qu’il aura été mis à mort, il ressuscitera » (Marc 9 : 31).
Avant d’entrer dans Jérusalem, il avait dit à ses apôtres : « Le Fils de l’homme sera livré aux principaux sacrificateurs et aux scribes. Ils le condamneront à mort, et ils le livreront aux païens, pour qu’ils se moquent de lui, le battent de verges, et le crucifient ; et le troisième jour il ressuscitera » (Matthieu 20 : 18-19).
Face aux pharisiens et aux scribes, Jésus a dit qu’il ressusciterait au bout de trois jours, leur rappelant l’histoire du prophète Jonas : « Car, de même que Jonas fut trois jours et trois nuits dans le ventre d’un grand poisson, de même le Fils de l’homme sera trois jours et trois nuits dans le sein de la terre » (Matthieu 12 : 40).

En II Corinthiens 5 : 19, l’importance de la mort sacrificatoire de Jésus à la croix est décrite en ces termes : « Car Dieu était en Christ, réconciliant le monde avec lui-même. » En I Jean 3 : 16, il est dit : « Nous avons connu l’amour, en ce qu’il a donné sa vie pour nous. »
S’opposant aux hérésies qui niaient l’humanité de Jésus-Christ et sa résurrection, l’apôtre Paul met en évidence le fait « que Christ est mort pour nos péchés, selon les Écritures ; qu’il a été enseveli, et qu’il est ressuscité le troisième jour, selon les Écritures » (I Corinthiens 15 : 3-4).

La croix de Christ est le signe de la réconciliation de Dieu avec les hommes pécheurs. Dans l’Antiquité, la mort à la croix symbolisait l’échec : elle était la fin ignominieuse d’un être méprisé et exclus de la société humaine. Dans le cas de Jésus cependant, cette défaite apparente est en réalité une victoire : En mourant à la croix, il a réalisé une oeuvre incomparable de rédemption.

« Car la prédication de la croix est une folie pour ceux qui périssent ; mais pour nous qui sommes sauvés elle est une puissance de Dieu »
I Corinthiens 1 : 18

Après sa mort, Jésus-Christ est entré dans le séjour des morts. En I Pierre 3 : 18-20, il est dit qu’après sa mort à la croix le Fils de Dieu est allé prêcher à ceux qui avaient été désobéissants aux jours de Noé, en vue de leur proposer le salut : « Car l’Évangile fut aussi annoncé aux morts, afin qu’après avoir été jugés comme les hommes dans la chair, ils vivent selon Dieu par l’esprit » (I Pierre 4 : 6).
Comme il s’était tourné vers les pécheurs ici-bas, le Fils de Dieu s’est aussi tourné vers les morts. Depuis qu’il a consenti le sacrifice de sa vie, la rédemption est aussi possible pour les morts.

« Christ aussi a souffert une fois pour les péchés, lui juste pour des injustes, afin de nous amener à Dieu ; il a été mis à mort quant à la chair, et rendu vivant quant à l’Esprit, dans lequel aussi il est allé prêcher aux esprits en prison, qui autrefois avaient été incrédules, lorsque la patience de Dieu se prolongeait, aux jours de Noé, pendant la construction de l’arche, dans laquelle un petit nombre de personnes, c’està- dire huit, furent sauvées à travers l’eau »
I Pierre 3 : 18-20

La résurrection de Jésus-Christ est l’oeuvre de la Trinité divine :

  • Se révèle, d’une part, le pouvoir de Dieu, le Père, qui a « réveillé » Jésus d’entre les morts : « Le Dieu de nos pères a ressuscité Jésus, que vous avez tué, en le pendant au bois » (Actes 5 : 30).
  • Se sont accomplies, d’autres part, ces paroles de Dieu, le Fils : « J’ai le pouvoir de la [= ma vie] donner, et j’ai le pouvoir de la reprendre » (Jean 10 : 18).
  • Finalement, l’épître de Paul aux Romains atteste l’intervention de Dieu, le Saint-Esprit : « Et si l’Esprit de celui qui a ressuscité Jésus d’entre les morts habite en vous, celui qui a ressuscité Christ d’entre les morts rendra aussi la vie à vos corps mortels par son Esprit qui habite en vous » (Romains 8 : 11).

La résurrection de Jésus-Christ d’entre les morts est la démonstration du pouvoir de Dieu sur la mort.

Il n’y a pas eu de témoin oculaire de la résurrection de Jésus-Christ. L’Écriture sainte en témoigne cependant à de multiples reprises. Le sépulcre vide est l’un de ces témoignages ; les autres consistent en les différentes apparitions du Ressuscité pendant les quarante jours qui se sont écoulés entre sa résurrection et son ascension : il s’agit de personnes concrètes, à qui il s’est montré et qui l’ont reconnu.
La résurrection de Jésus n’est pas un rêve de ses adeptes, mais un fait réel ; elle a réellement eu lieu.

« Je vous ai enseigné avant tout, comme je l’avais aussi reçu, que Christ est mort pour nos péchés, selon les Écritures ; qu’il a été enseveli, et qu’il est ressuscité le troisième jour, selon les Écritures ; et qu’il est apparu à Céphas, puis aux douze. Ensuite, il est apparu à plus de cinq cents frères à la fois, dont la plupart sont encore vivants, et dont quelques-uns sont morts. Ensuite, il est apparu à Jacques, puis à tous les apôtres »
I Corinthiens 15 : 3-7

Jésus-Christ est ressuscité. De ce fait, le croyant est en droit d’espérer en sa propre résurrection et en la vie éternelle : « Mais maintenant, Christ est ressuscité des morts, il est les prémices de ceux qui sont morts. Car, puisque la mort est venue par un homme, c’est aussi par un homme qu’est venue la résurrection des morts. Et comme tous meurent en Adam, de même aussi tous revivront en Christ » (I Corinthiens 15 : 20-22).
La foi en la résurrection de Jésus-Christ est indispensable, parce que celle-ci démontre que Jésus-Christ est le Sauveur du monde (cf. I Corinthiens 15 : 14).

Le Sauveur : Se reporter aux questions 108 ainsi que 110 sqq.

Jésus, le Ressuscité, est souvent apparu à ses disciples (hommes et femmes), comme le montrent les exemples suivants :
Marie de Magdala et d’autres femmes ont été les premiers témoins à voir le Ressuscité : « Et voici, Jésus vint à leur rencontre, et dit : Je vous salue. Elles s’approchèrent pour saisir ses pieds, et elles l’adorèrent » (Matthieu 28 : 9).
Le Ressuscité a accompagné, sans qu’ils le reconnaissant en un premier temps, des disciples qui se rendaient au village d’Emmaüs. Il leur a expliqué l’Écriture et a finalement rompu le pain avec eux, leur permettant ainsi de le reconnaître (cf. Luc 24 : 13-35).
Au soir du jour de sa résurrection, Jésus s’est présenté au milieu de ses disciples. Ressuscité et vainqueur de la mort et du péché, il a confié à ses apôtres le pouvoir de rendre le pardon des péchés accessible aux hommes : « Recevez le Saint-Esprit. Ceux à qui vous pardonnerez les péchés, ils leur seront pardonnés ; et ceux à qui vous les retiendrez, ils leur seront retenus » (cf. Jean 20 : 19-23).
Le Seigneur est aussi apparu à quelques-uns de ses disciples sur les bords du lac de Tibériade et il a confié à l’apôtre Pierre la mission de « paître les agneaux et les brebis de Christ », c’est-à-dire de prendre soin de tous les membres de l’Église (le ministère ou service pétrinien ; cf. Jean 21 : 15-17).
Le Seigneur ressuscité s’est montré à ses apôtres : « Il leur apparut vivant, et leur en donna plusieurs preuves, se montrant à eux pendant quarante jours, et parlant des choses qui concernent le royaume de Dieu » (Actes 1 : 3).
En I Corinthiens 15: 6, l’apôtre Paul écrit que Jésus, le Ressuscité, est apparu à plus de cinq cents frères à la fois.

Pardon des péchés, exemples d’actes accomplis en vertu d’un mandat, d’un pouvoir : Se reporter à l’explication de la question 415. et aux questions 645. sqq. Le ministère (service) pétrinien : Se reporter à la question 457. et à son explication

« Cependant Marie se tenait dehors près du sépulcre, et pleurait. Comme elle pleurait, elle se baissa pour regarder dans le sépulcre ; et elle vit deux anges vêtus de blanc, assis à la place où avait été couché le corps de Jésus, l’un à la tête, l’autre aux pieds. Ils lui dirent : Femme, pourquoi pleures-tu ? Elle leur répondit : Parce qu’ils ont enlevé mon Seigneur, et je ne sais où ils l’ont mis. En disant cela, elle se retourna, et elle vit Jésus debout ; mais elle ne savait pas que c’était Jésus. Jésus lui dit : Femme, pourquoi pleures-tu ? Qui cherches-tu ? Elle, pensant que c’était le jardinier, lui dit : Seigneur, si c’est toi qui l’as emporté, dis-moi où tu l’as mis, et je le prendrai. Jésus lui dit : Marie ! Elle se retourna, et lui dit en hébreu : Rabbouni ! c’est-à-dire, Maître ! »
Jean 20 : 11-16

Lorsqu’ils ont eu connaissance de sa résurrection, ils ont soudoyé les soldats en leur disant : « Dites : Ses disciples sont venus de nuit le dérober, pendant que nous dormions » (Matthieu 28 : 13).

Le corps de résurrection échappe à la finitude et à la mortalité, et n’est lié ni à l’espace ni au temps. Le corps de résurrection de Jésus-Christ est un corps que ni la maladie ni le vieillissement ni la mort ne peuvent atteindre : c’est un corps glorieux
Revêtu de ce corps glorieux, Jésus-Christ s’est présenté parmi ses disciples ; il a traversé des portes fermées, rompu le pain avec ses disciples, leur a montré les marques des plaies de la crucifixion et a mangé avec eux. Il leur a fait comprendre ainsi qu’ils n’avaient pas affaire à un « esprit », mais bel et bien à Jésus- Christ, dans sa présence corporelle.
« Résurrection » n’est pas synonyme de retour à l’existence terrestre.

Résurrection: Se reporter aux questions 535., 559.

« Le soir de ce jour, qui était le premier de la semaine, les portes du lieu où se trouvaient les disciples étant fermées, […] Jésus vint, se présenta au milieu d’eux »
Jean 20 : 19

« Voyez mes mains et mes pieds, c’est bien moi ; touchez-moi et voyez, un esprit n’a ni chair ni os, comme vous voyez que j’ai. Et en disant cela, il leur montra ses mains et ses pieds »
Luc 24 : 39-40

Quarante jours après sa résurrection, Jésus-Christ est monté au ciel. Des témoins l’ont vu : Après avoir parlé avec ses apôtres et les avoir bénis, il a été élevé, et une nuée l’a dérobé à leurs yeux. Tandis qu’ils tentaient de le suivre du regard, deux anges sont venus à leurs côtés et leur ont dit : « Ce Jésus, qui a été enlevé au ciel du milieu de vous, viendra de la même manière que vous l’avez vu allant au ciel » (Actes 1 : 11).

« Je suis sorti du Père, et je suis venu dans le monde ; maintenant je quitte le monde, et je vais au Père »
Jean 16 : 28

Jésus-Christ est retourné auprès de son Père : « Il s’assit à la droite de Dieu »
(Marc 16 : 19).

Dans l’Antiquité, celui qui se tenait, debout ou assis, à la droite d’un souverain avait part au pouvoir et à l’autorité de celui-ci. L’image montrant Jésus assis à la droite de Dieu renvoie par conséquent au fait qu’il a part à la plénitude du pouvoir et de la gloire de Dieu, le Père.
Or, à l’avenir, Jésus-Christ veut partager cette gloire avec les siens. Dans la prière sacerdotale, il a dit : « Père, je veux que là où je suis ceux que tu m’as donnés soient aussi avec moi, afin qu’ils voient ma gloire » (Jean 17 : 24). Cette demande s’accomplira quand Jésus-Christ enlèvera les siens, d’entre les morts et les vivants, pour les prendre auprès de lui, et qu’ils seront alors pour toujours avec lui.

Enlèvement : Se reporter aux questions 559. sqq.

« Voici, en effet, ce que nous vous déclarons d’après la parole du Seigneur : nous les vivants, restés pour l’avènement du Seigneur, nous ne devancerons pas ceux qui sont décédés. Car le Seigneur lui-même, à un signal donné, à la voix d’un archange, et au son de la trompette de Dieu, descendra du ciel, et les morts en Christ ressusciteront premièrement. Ensuite, nous les vivants, qui serons restés, nous serons tous ensemble enlevés avec eux sur des nuées, à la rencontre du Seigneur dans les airs, et ainsi nous serons toujours avec le Seigneur »
I Thessaloniciens 4 : 15-17

Oui, à travers le Saint-Esprit, la troisième Personne de la Trinité divine, qui oeuvre actuellement dans l’Église, Jésus-Christ est présent sur cette terre même après son ascension. Il accomplit ainsi sa promesse : « Et voici, je suis avec vous tous les jours, jusqu’à la fin du monde » (Matthieu 28 : 20).

Saint-Esprit : Se reporter aux questions 197. sqq.

Jésus a dit à ses disciples : « Et, lorsque je m’en serai allé, et que je vous aurai préparé une place, je reviendrai, et je vous prendrai avec moi, afin que là où je suis vous y soyez aussi » (Jean 14 : 3). Jésus-Christ reviendra, en qualité d’Époux cette fois.
Lors de son retour en qualité d’Époux, il prendra auprès de lui, d’entre les morts et les vivants, ceux qui auront reçu le don du Saint-Esprit et qui se seront laissés préparer en vue de cet événement au sein de l’Église-Épouse. Le retour de Jésus-Christ est proche.

Espérance en l’avenir : Se reporter aux questions 549. sqq.

Cet événement qu’est le retour de Jésus-Christ est appelé « jour du Seigneur », « jour de Christ », « avènement de notre Seigneur », « manifestation de la gloire de Christ », « apparition de notre Seigneur », « retour du Seigneur », « retour de Christ ».
Cet événement n’est pas le Jugement Dernier, mais l’enlèvement de l’Épouse de Christ pour les noces de l’Agneau.

« Réjouissons-nous, soyons dans l’allégresse, et donnons-lui gloire ; car les noces de l’Agneau sont venues, son épouse s’est préparée »
Apocalypse 19 : 7

Dans le Nouveau Testament, ce sont surtout les épîtres des apôtres qui attestent la promesse du retour de Christ. Sa première épître à l’Église de Corinthe, l’apôtre Paul la conclut par ce salut : « Maranatha ! », c’est-à-dire : « Notre Seigneur vient » (cf. I Corinthiens 16 : 22).
L’apôtre Jacques appelait à la patience jusqu’à l’avènement du Seigneur, « car l’avènement du Seigneur est proche » (Jacques 5 : 8). L’épître aux Hébreux exhorte, elle aussi, à la patience : « Encore un peu, un peu de temps, celui qui doit venir viendra, et il ne tardera pas » (Hébreux 10 : 37).
La seconde épître de Pierre (cf. II Pierre 3 : 9) prend le contre-pied de tous ceux qui nient le retour de Christ ; elle exclut également tout retard dans l’accomplissement de la promesse de son retour.

Le Saint-Esprit est vrai Dieu. Il est la troisième Personne de la Trinité divine et, avec le Père et le Fils, il est adoré comme étant Seigneur et Dieu. Le Saint-Esprit procède de Dieu, le Père et le Fils. Le Saint-Esprit vit en éternelle communion avec eux et, comme eux, il agit à l’échelle universelle.

« À l’échelle universelle » : Les Personnes de la Trinité divine n’agissent pas seulement dans un endroit donné ou limité, mais toujours et partout, où elles le veulent, ici-bas et dans l’au-delà.

Le Saint-Esprit se révèle comme étant une Personne de la Trinité divine, en envoyant, tout comme Dieu, le Fils, des hommes avec la mission de diffuser l’Évangile. En Actes 13 : 4, il est dit : « Barnabas et Saul, envoyés par le Saint-Esprit, descendirent à Séleucie, et de là ils s’embarquèrent pour l’île de Chypre. »
Il assiste, dans leurs détresses, ceux qui professent leur foi en le Seigneur : « Ne vous inquiétez pas de la manière dont vous vous défendrez ni de ce que vous direz ; car le Saint-Esprit vous enseignera à l’heure même ce qu’il faudra dire » (Luc 12 : 11-12).
Le Saint-Esprit enseigne les envoyés de Dieu : « Dieu nous les a révélées par l’Esprit. Car l’Esprit sonde tout, même les profondeurs de Dieu » (I Corinthiens 2 : 10).

La Trinité : Se reporter aux questions 51., 61. sqq.

Le Saint-Esprit est aussi appelé « Esprit de Dieu », « Esprit de l’Éternel », « Esprit de vérité », « Esprit de [Jésus-] Christ », « Esprit de gloire ». Jésus a parlé du Saint-Esprit comme étant le Consolateur et le compagnon divin (le Paraclet).

Jésus-Christ est le consolateur, le compagnon et l’avocat des siens. Dans ses discours d’adieu, qu’il a prononcés avant son arrestation et sa crucifixion, il a promis la venue du Saint-Esprit comme nouveau consolateur et compagnon : « Et moi, je prierai le Père, et il vous donnera un autre consolateur, afin qu’il demeure éternellement avec vous » (Jean 14 : 16). Le Saint-Esprit accompagne les croyants et les assiste en toute situation.

Le Saint-Esprit met en évidence ce qui est agréable à Dieu et ce qui est contraire à sa volonté. Esprit de vérité, il révèle la vérité et le mensonge. Le Saint-Esprit veille à ce que le message de la mort sacrificatoire, de la résurrection et du retour de Christ se perpétue et se propage à travers les âges.

« Quand sera venu le consolateur, que je vous enverrai de la part du Père, l’Esprit de vérité, qui vient du Père, il rendra témoignage de moi »
Jean 15 : 26

La dénomination : « puissance d’en haut » indique que l’activité du Saint-Esprit implique une intervention puissante de la part de Dieu. « Puissance d’en haut » (Luc 24 : 49), le Saint-Esprit anime et emplit l’homme, et le conforte dans ses efforts en vue de mener une vie agréable à Dieu et de se préparer pour le retour de Christ.

L’activité du Saint-Esprit est manifeste dans le fait que Dieu s’est fait homme en Jésus-Christ : le Saint-Esprit est venu sur Marie (cf. Luc 1 : 35), et elle est devenue enceinte.
Nous reconnaissons de surcroît que le Saint-Esprit est à l’oeuvre dans le fait qu’il révèle des pans de la vérité divine à des hommes (révélations et connaissances). À ce sujet, Jésus a dit : « Mais […] l’Esprit-Saint, que le Père enverra en mon nom, vous enseignera toutes choses, et vous rappellera tout ce que je vous ai dit » (Jean 14 : 26). Nous vérifions actuellement l’activité du Saint- Esprit dans la prédication et, surtout, dans le fait de garder vivante la promesse du retour de Jésus-Christ.
Les apôtres remplissent leurs tâches, parce qu’ils sont emplis du Saint-Esprit : « Après ces paroles, il souffla sur eux, et leur dit : Recevez le Saint-Esprit » (Jean 20 : 22).

Il convient de faire la distinction entre le Saint-Esprit, Personne de la Trinité divine, et le Saint-Esprit, don de Dieu.
Le Saint-Esprit, don de Dieu, est un cadeau de Dieu et une puissance qui procède de la Trinité. Le croyant qui reçoit ce don est empli en même temps de l’amour de Dieu.
Les baptisés qui reçoivent le don du Saint-Esprit acquièrent par là-même la filiation divine.

Saint-Esprit : Se reporter aux questions 198. sqq. Enfant de Dieu : Se reporter à l’explication donnée à la question 530. Saint-scellé : Se reporter aux questions 515. sqq.

Dieu offre le don du Saint-Esprit par l’imposition des mains et la prière d’un apôtre, comme le montrent, de manière exemplaire, les événements de Samarie :

« Les apôtres, qui étaient à Jérusalem, ayant appris que la Samarie avait reçu la parole de Dieu, y envoyèrent Pierre et Jean. Ceux-ci, arrivés chez les Samaritains, prièrent pour eux, afin qu’ils reçoivent le Saint-Esprit. Car il n’était encore descendu sur aucun d’eux ; ils avaient seulement été baptisés au nom du Seigneur Jésus. Alors Pierre et Jean leur imposèrent les mains, et ils reçurent le Saint-Esprit »
Actes 8 : 14-17

Oui, lorsqu’il est question, dans l’Ancien Testament, de l’ « Esprit de Dieu », il s’agit du Saint-Esprit. Celui-ci n’y est cependant pas encore présenté comme étant une Personne de la Trinité divine.

Oui, la Bible atteste l’activité du Saint-Esprit à de multiples reprises aux temps vétérotestamentaires. Le Saint-Esprit a stimulé des hommes pour faire d’eux des instruments selon la volonté divine. Il a notamment oeuvré à travers les prophètes de l’Ancien Testament et parlé par eux. Le Saint-Esprit a suscité des promesses concernant la venue du Messie.

Non, aux temps vétérotestamentaires le Saint-Esprit animait des hommes de manière épisodique seulement. Ce n’est qu’après la mort sacrificatoire de Jésus-Christ que le Saint-Esprit pouvait être reçu comme un don sacramentel.

Le Saint-Esprit, don sacramentel : Se reporter aux questions 428., 440., 523. sqq.

Le 50e jour après Pâques, à la Pentecôte, le Saint-Esprit a été répandu sur les disciples rassemblés à Jérusalem.

La Bible rapporte ceci : « Le jour de la Pentecôte, ils étaient tous ensemble dans le même lieu. Tout à coup il vint du ciel un bruit comme celui d’un vent impétueux, et il remplit toute la maison où ils étaient assis. Des langues, semblables à des langues de feu, leur apparurent, séparées les unes des autres, et se posèrent sur chacun d’eux. Et ils furent tous remplis du Saint-Esprit » (Actes 2 : 1-4).
Sous la forme d’un don, d’une puissance d’en haut (cf. Luc 24 : 29), le Saint-Esprit a empli de manière pérenne les apôtres et tous ceux qui étaient avec eux.

Oui, le Saint-Esprit oeuvre encore à l’époque actuelle, nous permettant de vivre la présence de Dieu.
Le Seigneur lui-même a évoqué l’activité future du Saint-Esprit : « Quand le consolateur sera venu, l’Esprit de vérité, il vous conduira dans toute la vérité ; […] il dira tout ce qu’il aura entendu, et il vous annoncera les choses à venir » (Jean 16 : 13).

Le Saint-Esprit oeuvre là où l’on croit en Jésus-Christ, où on le professe comme étant le Seigneur et où l’on mène sa vie au gré de sa volonté.

Oui, les trois Personnes de la Trinité divine agissent dans les sacrements. Dès lors donc que le Dieu Trinité agit, le Saint-Esprit, Personne de la Trinité, participe de cette action.
Les sacrements sont dispensés au nom et dans la puissance du Père, du Fils et du Saint-Esprit. Par là, les sacrements ont une vertu salvifique.

Sacrements : Se reporter aux questions 472. sqq.

Les apôtres sont envoyés par Jésus-Christ. Par eux, il propose la rédemption aux hommes. Ils exercent leur ministère dans la puissance du Saint-Esprit, ce qui se répercute dans la dispensation des sacrements, dans l’annonce du pardon des péchés et dans la diffusion de l’Évangile ainsi que dans la vivification de la promesse du retour de Christ. Ainsi l’Épouse de Christ est-elle préparée en vue du retour de Jésus-Christ.

Épouse de Christ (Église-Épouse) : Se reporter aux questions 387., 555., 561. sqq.